L’Université de Maurice, en collaboration avec l’University of Western Australia et le groupe Sun, a officiellement lancé mercredi à Flic-en-Flac un projet visant à recueillir toutes les données pour connaître les impacts causés par l’érosion, la pollution et la prolifération de certaines espèces sur la plage de Flic-en-Flac. Ce projet financé par la Tertiary Education Commission au coût de Rs 5 millions permettra à deux équipes scientifiques de soumettre graduellement des rapports sur les données recueillies à partir des instruments qui ont été placés la semaine dernière sur la plage.

Dans son discours de circonstance à l’hôtel La Pirogue, Flic-en-Flac, le Dr Andrew Pomeroy de l’institut Océanie de Flic-en-Flac a expliqué que 65 millions de personnes vivaient sur de petites îles à travers le monde, mais que : « Many of these states are experiencing changes in their coral reef ecosystem, changes to their coastlines, particularly erosion and some are experiencing increased occurrence of flooding. This is affecting business that rely on the reef in some way, it is affecting the community ‘s perception of the state of the environment and in some cases it is costing considerable amount of money to address these problems – often in a patchy manner – which tends to result in problems elsewhere in the reef-lagoons. »

Nadeem Nazurally, de la faculté des études océaniques de l’Université de Maurice, a insisté pour une participation plus active des habitants de la région de Flic-en-Flac afin de faire aboutir ce projet. « Ils ont eux aussi leurs mots à dire et ils auront sûrement des choses à nous apprendre sur ces endroits où plusieurs études ont été faites pour connaître les causes réelles des érosions. » Selon lui, la pression exercée par les activités humaines et le développement ne sont pas sans effet. « Nous sommes confiants. Cette étude va nous révéler bien des choses », a-t-il confié au Mauricien. Il a fait remarquer à quel point la composition chimique de l’eau affecte la santé des récifs coralliens.

David Anderson, Chief Executive du Sun Ressort, a rappelé que l’érosion qui affecte les zones côtières à Maurice « est un grand défi à relever. » Et d’ajouter : « Nous offrons des moyens logistiques pour aider les chercheurs à faire leur travail dans les meilleures conditions possibles. »