— Tu as appris ce qui est arrivé à X ?
— Non. Elle a eu un problème ?
– Je vais te dire, mais tu n’en parles à personne.
— Qu’est-ce qui s’est passé comme ça, toi. Une affaire grave ?
— Mari grave même. Figure-toi que vendredi sa sœur était chez elle. X, qui était sortie, avait oublié son portable qui reçoit deux appels. Pensant que c’est peut-être une affaire importante sa sœur rappelle le numéro.
— Sa sœur a bien fait. On ne sait jamais. Et alors, c’était qui ?
— Attends un coup. Une femme lui dit : “C’est bien le numéro de portable de Mme X ?” La soeur répond oui. La femme lui dit qu’elle est sa date de naissance. La sœur donne la date de X
— Elle n’aurait pas dû donner, toi.
— Elle a cru que sa sœur avait eu un accident, quelque chose comme ça. Et alors écoute bien la femme lui dit : “Ici la société de recouvrement Z. Vous devez Rs 350, 000 à la banque que vous devez rembourser.”
— Quoi ? La femme lui ça comme ça, au téléphone ?
— Oui, toi. Comme ça même.
— Hé toi-là ! c’est comme ça que les sociétés de recouvrement travaillent : par téléphone !
– On dirait. La sœur de X affolée raccroche et parvient à joindre sa sœur qui lui dit que c’est pas possible, qu’elle avait un loan avec la banque, mais qu’elle a fini de rembourser il y a trois ans.
— Mais la femme du téléphone disait le contraire, non !
— Attends, c’est pas fini. X téléphone tout de suite au numéro de la société de recouvrement. La femme lui redit qu’elle doit Rs 350, 000 à la banque et qu’elle doit rembourser pour éviter des problèmes légaux. X dit que c’est pas possible et la femme lui dit que c’est ce que dit le dossier que la banque a envoyé. X demande alors quel est son numéro de dossier. La femme refuse de le lui donner et lui dit de contacter un certain W à la banque qui a remis son dossier. Pas besoin de te dire que X appelle le monsieur W de la banque tout de suite.
— Et alors qu’est-ce que ce monsieur W lui donne comme explication ?
— Le temps que la sœur de X l’appelle et qu’elle-même téléphone à la société on est arrivé à 17 h et le numéro du monsieur de la banque ne répond pas. X rappelle la société de recouvrement et la femme lui passe son chef.
— Comment elle s’appelle, hein ?
— Comme la première femme au téléphone elle ne donne que son prénom. Elle confirme la dette de X en lui disant que son dossier, dont elle refuse de dire le numéro et le détail, lui a été envoyé par la banque et qu’elle ne faisait que son travail. Pas besoin de te dire que X est mari emmerdé
— — je la connais avec son caractère pétard-là. Et alors ?
— Elle demande au chef sans nom pourquoi on l’appelle au téléphone pour lui dire tout ça un vendredi après 16 h. Tu sais ce que la chef sans nom lui répond
— je sais : qu’elle ne fait que faire son travail !
— Exactement. Et que ce n’est pas de sa faute si le dossier de X était en bas de la pile envoyée par la banque.
— Mais pourquoi elle ne donne pas le numéro du supposé dossier de X.
— Tiens-toi bien. Quand X lui pose la question, elle dit qu’il est trop tard et qu’elle est en train de quitter son bureau et de téléphoner lundi matin.
— C’est tout ?
— Oui, toi, comme ça. X est mari tracassée va fouiller ses papiers et retrouve toute la correspondance entre elle et la banque. Effectivement elle avait pris un loan qu’elle a remboursé jusqu’au dernier sou, il y a trois ans quand elle a fermé son compte et changé de banque.
— Parce que X a changé de banque, en plus !
— Oui toi, depuis trois ans.
— Mais comment on peut lui réclamer un loan qu’elle avait fini de rembourser ? On n’avait pas fermé son dossier alors ?
— On dirait. Et qui plus est pendant trois ans la banque n’a pas envoyé une seule lettre ou e-mail de réclamation à une personne qui était supposée lui devoir Rs 350, 000 !
— Et puis, subitement, la banque envoie le dossier à une société de recouvrement
— en donnant à cette société ses renseignements confidentiels comme son nom, sa date de naissance et son numéro de portable.
— Ça même qui s’appelle violer le secret bancaire. C’est comme dans le procès entre une des filles de Dawood Rawat et la Banque centrale ?
– Pas besoin de te dire le week-end que X a passé.
– C’est vrai, toi : on te dit un coup au téléphone que tu dois Rs 350, 000 ! Si ton coeur n’est pas solide, tu fais une crise cardiaque, toi !
– Lundi matin, première chose X, elle a téléphoné à la banque, à la dame qui s’était occupée de son dossier et avait fermé son compte après qu’elle avait remboursé son loan.
— Qu’est-ce que la dame a dit ?
— Que la société de recouvrement l’avait déjà appelée, qu’elle avait fait des recherches et qu’il y avait eu une erreur interne à la banque.
— La banque a fait réclamer Rs 350, 000 à une ancienne cliente qui avait fermé son compte depuis trois ans et ce n’était qu’une erreur interne ? ? ? ! ! !
— C’est ce que la dame a dit à X en lui présentant ses excuses.