Un ex-Registrar de l’Université de Technologie de Maurice (UTM) était poursuivi en Cour de district de Port-Louis pour s’être approprié deux laptops de l’UTM, alors que ces appareils lui auraient été remis uniquement pour les besoins de son travail, « à titre précaire ». L’accusé avait plaidé non coupable lors de son procès.
La poursuite s’était basée sur les témoignages de l’actuel Registrar de l’UTM, un Stores Officer et la Confidential Secretary de l’accusé pour soutenir son accusation. Selon l’actuel Registrar de l’UTM, l’accusé avait fait une demande pour que deux laptops lui soient livrés pour les besoins de son travail au sein de l’institution. Toutefois, les deux laptops sont restés en sa possession depuis sa suspension le 27 janvier 2012, dans le cadre de cette affaire. L’actuel Registrar soutient que l’accusé a refusé de retourner les deux laptops appartenant à l’UTM, malgré une requête de l’institution.
L’accusé, pour sa part, a nié avoir demandé et reçu deux laptops appartenant à l’UTM. Il a soutenu par ailleurs que son bureau avait été mis sous scellés et que quand les scellés ont été enlevés, il a remarqué que plusieurs effets personnels avaient disparu. Il avait rapporté le cas à la police.
Lors du procès, la cour devait déceler certains manquements quant aux procédures utilisées pour la livraison des laptops. La cour s’est demandé si l’accusé avait réellement reçu une requête lui demandant de retourner les laptops. L’actuel Registrar devait soutenir que les requêtes pour l’obtention de laptops se faisaient par écrit, mais il n’a pu confirmer si la demande de l’accusé s’était faite par écrit ou verbalement. Le Stores Officer, lui, avait indiqué que l’accusé était habilité à obtenir un laptop quand il était posté comme Registrar et que sa demande pour un deuxième laptop avait été faite verbalement. En vue des versions des témoins qui ne concordaient pas, la magistrate Hamuth a conclu que « ces manquements ont fait naître des doutes sur la véracité des preuves présentées par la poursuite ». La magistrate a ainsi accordé le bénéfice du doute à l’ex-Registrar de l’UTM.