L’homme d’affaires Hemant Bangaleea, provisoirement accusé d’escroquerie, de complot, de falsification et d’usage de faux, n’a pas obtenu hier la liberté conditionnelle. La magistrate Nalini Senevrayar-Cunden de la Bail and Remand Court estime que le prévenu pourrait quitter le pays ou interférer avec les témoins.
La magistrate Nalini Senevrayar-Cunden, siégeant à la Bail and Remand Court, a décidé hier de ne pas accorder la liberté conditionnelle à Hemant Bangaleea qui était représenté par Mes Anil Gayan (Senior Counsel) et Rishi Bhoyroo. La partie civile avait résisté à la requête du prévenu. Pour la cour, les objections de la poursuite sont fondées, étant donné que le prévenu pourrait tenter de quitter le pays et de « tamper with witnesses ».
Hemant Bangaleea, activiste rouge, a été arrêté en novembre dernier par les limiers du Central Criminal Investigation Department pour une affaire d’escroquerie rapportée par Nitesh Ramdharry. Ce dernier, également homme d’affaires, aurait entrepris d’acquérir un terrain valant Rs 40 millions du prévenu. Montant que
M. Bangaleea lui aurait escroqué.
Nitesh Ramdharry a allégué avoir été victime de gros bras qui seraient à la solde de l’activiste rouge. Quatre personnes, dont une certaine Rekha, l’auraient menacé à Balaclava. Sa voiture aurait été fouillée par ses agresseurs qui, a-t-il indiqué, cherchaient des documents. Ils l’auraient également aspergé d’un liquide inflammable.
Hemant Bangaleea serait, selon Nitesh Ramdharry, le commanditaire de cette agression. La présumée victime veut recouvrer la somme qu’il aurait investie. Le prévenu aurait également utilisé un document falsifié au ministère des Terres et du Logement pour l’acquisition d’un State Land pour l’une de ses compagnies.
La source du succès d’Hemant Bangaleea reste pour le moins un mystère. C’est la raison pour laquelle plusieurs instances, dont l’Independent Commission Against Corruption et la Financial Intelligence Unit, tentent de faire la lumière sur ses fonds.