Feroskhan Khodabux, son épouse Nandeshwaree Namah et sa belle-mère Muntaz Namah, qui étaient poursuivis en cour intermédiaire pour respectivement escroquerie et complicité, ont été trouvés coupables. Il leur était reproché d’avoir escroqué une certaine Kalawtee Coopoosamy qui leur avait remis des bijoux en or ainsi que de l’argent pour procéder à des prières et rites de sorcellerie.
Défendus par Me Yahya Nazroo, tous trois avaient plaidé non coupable. Les faits remontent à juillet 2008. Indurjeet Coopoosamy, un proche des accusés, s’était donné la mort par pendaison. Quelques temps après, l’épouse du défunt devait se plaindre des esprits qui venaient hanter sa maison. Feroskhan Khodabux et ses compagnons avaient ainsi proposé leur aide à la vielle dame contre de l’or et de l’argent. La veuve d’Indurjeet Coopoosamy leur avait remis plusieurs bijoux et Rs 50 000 en pensant qu’elle allait les récupérer après les rituels. Tel n’a pas été le cas.
Pour la magistrate Niroshinee Ramsoondur, « accused Muntaz Namah, being a trusted relative, did the ground-work of creating fear and apprehension in the minds of vulnerable and bereaved Mrs Kalawtee Callichurn as regards unknown calamities due to late Mr Coopoosamy having committed suicide. She guilelessly suggested a family member/her prospective son-in-law Feroskhan Khodabux as being the trusted and able person who could rectify matters by prayer when she well knew he had no such gifts. Presenting Feroskhan Khodabux as a family member was undoubtedly a way to lure the declarants into a sense of trust. By participating in the “flowers, incence sticks, false persona, prayers in foreign language” stratagem in her own home (which was no doubt another ploy to lull the declarants into a false sense of security), by promising that the money and jewellery would be returned to them ». Elle a donc trouvé les trois accusés coupables.