L’enquête du Central CID sur le scandale de fausses garanties bancaires versées dans les dossiers de demande de Residence and Occupation Permits au Board of Investment atteint graduellement sa vitesse de croisière. Tout semble indiquer que trois autres arrestations, dont un couple de ressortissants français, pourraient intervenir dans les 24 heures. À la mi-journée, un dénommé Iqbal Mohabuth, démarcheur d’affaires très connu dans le Nord, était attendu aux Casernes centrales pour une séance d’interrogatoire au sujet de son rôle dans le réseau de Rs 100 000 pour un permis.
Le « jockey » Iqbal Mohabuth, qui a retenu les services de Me Ashley Hurhanghee, a été convoqué formellement par le Central CID à la suite de nouvelles preuves accablantes quant au Modus Operandi de ce racket sur des permis du BOI. À la mi-journée, les limiers de police évitaient de commenter les prochaines étapes de l’enquête ou encore de confirmer si ce démarcheur pourrait faire face à une quelconque inculpation provisoire.
La police est intéressée à consigner la version des faits d’Iqbal Mohabuth au sujet de ses contacts au sein du BOI ou encore auprès d’autres institutions en vue de faciliter des investissements étrangers plus particulièrement dans le secteur du tourisme. Son nom aurait été cité à une étape de cette enquête policière, qui a démarré le dimanche 17 juin avec l’arrestation du couple Toquard au comptoir du Passport and Immigration Office au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport.
D’autres sources d’informations autorisées proches de cette enquête indiquent qu’un autre couple français serait actuellement sous le coup d’une arrestation et d’une inculpation provisoire pour le délit de faux et usage de faux dans des documents soumis au BOI. L’audit entrepris par le Passport and Immigration Office, depuis l’éclatement de ce scandale, a confirmé que les garanties bancaires fournies pour des permis de résidence ne sont nullement authentiques. L’assignation du couple français aux Casernes centrales à des fins d’interrogatoire devra intervenir incessamment.
De son côté, Philippe Martial Toquard, qui doit en principe retourner aujourd’hui en compagnie de son épouse en vue de remettre leurs passeports aux autorités mauriciennes reste sur sa position. Il ne reviendra pas à Maurice pour « faire face à un délit, dont il n’est nullement coupable », comme il l’affirme dans son voisinage. Jusqu’en début de semaine, il se trouvait à l’île de La Réunion. Néanmoins, il compte faire parvenir aux enquêteurs de la police une copie authentifiée du contrat de gestion de l’Oasis Beach Front dans le Nord de l’île avec des partenaires mauriciens contre des versements initiaux de plus de Rs 3 millions.