Une charge provisoire de complot a été logée contre Mohammad Zoobair Dawood Timol et son frère Ousman Dawood Timol hier devant la cour correctionnelle de Port-Louis. La police n’ayant pas objecté à leur remise en liberté conditionnelle, la magistrate Reshma Sewpaul-Ramdhur a fixé la caution à Rs 50 000 chacune et une reconnaissance de dettes de Rs 100 000 chacun. Le Central CID poursuit l’enquête.
Mohammad Zoobair Dawood Timol (41 ans) et son frère Ousman Dawood Timol (40 ans) ont été présentés hier après-midi devant la Cour de district de Port-Louis Sud. Le Central Criminal Investigation Department (CCID) les a arrêtés dans une affaire d’escroquerie sur des biens immobiliers.
Comparaissant devant la magistrate Reshma Sewpaul-Ramdhur, ils étaient représentés par Me Robin Ramburn. Une charge provisoire de Conspiracy a été logée contre eux selon l’article 109 (1) du Code criminel. La police n’ayant pas objecté à leur remise en liberté conditionnelle, la magistrate Reshma Sewpaul-Ramdhur a fixé le montant de la caution des deux frères à Rs 50 000 et celui de la reconnaissance de dettes à Rs 100 000.
Les deux frères, directeurs de compagnie, auraient entre 2007 et 2009 à Port-Louis comploté afin d’escroquer Rory Kenneth Denon Kirk et John Thomas Winter. Selon l’acte d’accusation, la somme de Rs 3 701 643 a été escroquée des deux hommes. On leur aurait fait accroire que cet argent serait investi dans Bay Ltd et qu’ils en deviendraient les actionnaires. Or, depuis leur présumé paiement, ils n’auraient rien obtenu des frères Timol.
La compagnie Bay Ltd aurait dû, selon les plaignants, investir dans l’immobilier notamment dans la construction d’un Bungalow Complex à Grand-Baie. Le projet ne s’est jamais concrétisé et l’argent jamais rendu à ses propriétaires. Rory Kenneth Denon Kirk et John Thomas Winter auraient attendu en vain d’être contactés pour avoir un Share Certificate et bénéficier des intérêts sur les dividendes.
Rappelons que le « scandale immobilier » (Beachfront Villa Scam) relancé il y a environ deux semaines par Paul Bérenger, avait été mis à jour en 2010 par notre confrère Week-End. À la suite de la déclaration de John Thomas Winter, le CCID avait entamé une enquête. Le préjudice estimé par le leader de l’opposition serait de Rs 300 millions. Plusieurs investisseurs étrangers auraient été escroqués selon le même mode opératoire.