L’ancien avocat Prakash Boolell, radié du barreau en 2007, fait face à un nouveau procès pour escroquerie devant la Cour intermédiaire. Il lui est reproché d’avoir fabriqué, le 23 avril 2012, un faux document portant l’entête de la Cour suprême pour un de ses clients, faisant ainsi croire à ce dernier que la SBM allait lui verser Rs 12,7 millions. Prakash Boolell avait logé une motion demandant à obtenir plus de précisions de la poursuite sur ces documents qu’elle juge faux, soutenant que l’acte d’accusation n’en fait aucunement mention. La poursuite y avait objecté. Dans un Ruling rendu hier, la cour a rejeté sa demande.
Dans ce procès intenté à Prakash Boolell pour escroquerie en Cour intermédiaire, l’ancien avocat est accusé d’avoir escroqué un retraité de 70 ans en lui soutirant une somme de Rs 130 000, lui faisant ainsi croire que la SBM allait lui verser des dommages à hauteur de Rs 12,7 M dans le cadre d’une réclamation faite à cette institution bancaire. La victime avait remis Rs 130 000 à Prakash Boolell, croyant que cette somme servirait à régler les frais pour ce procès en réclamation devant la Cour suprême.
Dans ce procès, Prakash Boolell n’a pas retenu les services d’un homme de loi et compte plaider son cas seul. Il avait par ailleurs demandé plus de précisions de la poursuite sur ledit “faux” document que la poursuite l’accuse d’avoir rédigé. La poursuite, représentée par Me Denis Mootoo, avait indiqué en cour que la victime avait expliqué dans sa déposition à la police que le contenu de ce document « ne reflétait pas la réalité ». Prakash Boolell a, lui, soutenu en cour que, selon la loi, tout individu accusé d’un délit doit obtenir tous les détails de l’accusation portée contre lui. Prakash Boolell devait en outre indiquer qu’aucun détail n’a été fourni par la poursuite pour démontrer que le document était un faux. La magistrate Niroshini Ramsoondar n’a pas accédé à sa demande. L’audition des témoins dans cette affaire se poursuivra le 17 juillet.
Pour rappel, Prakash Boolell avait été radié du barreau le 30 mars 2007 après avoir été traduit devant un comité disciplinaire institué par l’Attorney General. Cette décision faisait suite à sa condamnation à une amende de Rs 10 000 pour une affaire d’escroquerie datant de 1990.