Avec une stabilisation des prix du carburant au cours de ces 17 derniers mois suite à l’introduction du Price Fixing Committee, la menace d’une révision à la hausse des prix se précise. En effet, la prochaine réunion de cette instance supervisant les prix pétroliers devra se prononcer sur le quantum de cet ajustement, d’autant plus que le Price Stabilisation Account établi par la State Trading Corporation depuis mars de l’année dernière est actuellement à sec.
À ce stade, très peu d’indications sont disponibles officiellement quant au quantum et au timing de cette majoration des prix pétroliers à la pompe. « Cela fait 17 mois déjà que les prix sont restés stables à Maurice, quoiqu’ils ont largement fluctué en yoyo, mais avec une tendance à la hausse partout ailleurs. Malheureusement, aucun mécanisme ne peut mettre le consommateur complètement à l’abri de cette hausse inéluctable et inévitable du cours pétrolier. Quand le Price Stabilidsation Account est à sec et les prévisions du cours indiquent une tendance à la hausse, il faudra s’attendre à une révision des prix d’un moment à l’autre », indique-t-on du côté de la State Trading Corporation à cet effet, à la veille de la prochaine réunion du Price Fixing Committee.
Deux facteurs majeurs sont évoqués pour justifier la prochaine révision des prix à la pompe. D’abord, la volatilité sur le marché mondial affichant une hausse de 10 dollars américain le baril depuis le 1er août, soit 10% en un mois, et ensuite, le recul de la roupie par rapport à la monnaie américaine, avec pour effet de se greffer sur le coût à l’importation payé par la STC.
Par ailleurs, le MT Red Eagle est arrivé à Port-Louis, hier matin, avec la première cargaison pétrolière pour la troisième année du contrat avec la Mangalore Refineries Petrochemicals Limited de l’Inde. Ce pétrolier transporte 36 995 tonnes métriques de White Oil, dont 7 485 tonnes de super, 10 965 de Jet A1, 12 885 tonnes de diesel 50S et de 5 660 tonnes de diesel 2500S et également 20 410 tonnes d’huile lourde, dont 13 850 tonnes de HSFO 180CC et de 6 560 tonnes métriques de HFSO 380 SR.
Commentant le tonnage transporté par le MT Red Eagle, la STC souligne que le Central Electricity Board n’a pas commandé de cargaison de HSFO 180 SR en raison d’« insufficient shore storage capacity ». De ce fait la capacité optimale du pétrolier n’a pas été exploitée pour ce voyage.