L'ex-première dame des États-Unis, Michelle Obama PHOTO CHRIS DELMAS, AFP

Michelle Obama a appelé samedi les femmes à ne pas attendre une candidate miracle qui « nous sauverait », laissant entendre à nouveau qu’elle ne comptait pas se présenter à la présidence des Etats-Unis, lors de la conférence United State of Women à Los Angeles.

L’ex-première dame a été accueillie comme une rock-star par un parterre de plus de 5.000 personnes, presque toutes des femmes, lors de cette conférence qui dure jusqu’à dimanche.

« Ca n’a pas d’importance qui se présente », a-t-elle déclaré sur la scène du théâtre Shrine, appelant chaque femme à agir sans attendre dans sa famille, à son travail, dans sa communauté pour faire avancer la cause des femmes.

« Je ne suis pas si différence d’Hillary » Clinton, l’ex-candidate démocrate battue par le républicain Donald Trump, a-t-elle ajouté.

Une majorité de femmes blanches ont voté pour Donald Trump à la dernière élection.

« Au vu de notre dernière élection, à quoi peuvent rêver les jeunes filles si nous en sommes encore là? Si les femmes sont toujours méfiantes les unes envers les autres? Si nous ne sommes pas à l’aise avec l’idée d’une femme présidente comparé à « …. a-t-elle élaboré, faisant allusion à l’actuel président américain.

« La question ce n’est pas cette personne qui nous pensons va nous sauver », assure-t-elle, « car si cette personne échoue à changer le monde, alors on pourrait se dire que tout combat vers plus d’égalité doit s’arrêter ».

« C’est comme dire, Oh on a voté pour Barack Obama et il n’a pas mis fin au racisme », a-t-elle dit à propos de son époux l’ex-président.

L’avocate et auteure de 54 ans a rendu hommage à la jeune génération de militants comme les lycéens qui ont survécu à la tuerie de Parkland, ainsi qu’à ses parents, qui l’ont écoutée, ont respecté ses opinions, traitée comme son frère et lui ont parlé comme à une adulte dès un très jeune âge.

Avant elle, la fondatrice du mouvement #MeToo qui dénonce les violences sexuelles, Tarana Burke, a aussi été particulièrement ovationnée, lorsqu’elle a affirmé que le temps de passer à l’action était venu pour les défenseurs des victimes de ces abus.

-AFP