La US International Trade Commission (USITC) entreprendra début 2014 quatre études pour évaluer entre autres l’impact de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) sur les économies d’Afrique subsaharienne, les changements possibles qui pourraient être apportés aux règles d’origine régissant les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays éligibles.
C’est à la demande du United States Trade Representative (USTR), Michael Froman, que ces études séparées seront menées par le USITC, cela à un moment où l’administration américaine a annoncé son intention de travailler pour le renouvellement de l’AGOA qui arrive à expiration le 30 septembre 2015. Les pays d’Afrique subsaharienne réclament une longue période de renouvellement (plus de 10 ans) des dispositions du texte de loi ainsi que de la dérogation concernant le « Third Country Fabric ». Grâce à cette dérogation, nombre de pays africains fabricants de produits d’habillement, dont Maurice, peuvent importer leurs matières premières de pays tiers et exporter leurs produits finis vers le marché américain tout en bénéficiant d’un accès hors taxe pour ces produits.
Les quatre rapports que l’USITC est appelée à préparer porteront sur a) une évaluation globale de l’impact de l’AGOA sur les pays d’Afrique subsaharienne et les facteurs tels le commerce, l’investissement et le climat économique en général, b) les effets des privilèges hors taxe accordés aux importations sous l’AGOA sur les industries et les consommateurs américains, c) les possibles changements qui pourraient être apportés aux règles d’origine en vue d’accroître les exportations des pays éligibles et d) l’impact d’un accord de libre échange Union européenne-Afrique du Sud sur les exportations américaines vers ce dernier pays.
« The results will likely bring sanity to our approach to trade with Africa, and it may very well force changes in how we develop future trade agreements and policy with the second largest land mass on our planet, not to mention with more than a quarter of the world’s countries », fait ressortir Stephen Hayes, président et CEO du Corporate Council on Africa, une organisation défendant les intérêts du continent africain aux États-Unis.
D’aucuns estiment qu’il faut presser pour une extension de l’AGOA car il n’y a pas pour le moment de meilleur texte de loi pour le remplacer. L’AGOA a été introduite en 2000 et renouvelé en d’autres occasions.
Il est à noter que l’USITC démarrera les premières audiences publiques concernant l’AGOA le 14 janvier 2014. Ses rapports seraient prêts dans le courant du second semestre de l’année prochaine.