Le gouvernement peut se réjouir que le pays soit arrivé à parité avec certains pays développés s’agissant du ratio médecins/habitants. Il n’empêche que le Medical Council (MC) ne cache pas son inquiétude quant aux compétences de certains diplômés rentrés au pays ces dix dernières années. Dans une communication au ministère de la Santé il y a quelque temps au sujet du nombre des médecins, le garde-fou de la profession médicale a souligné qu’il n’a pas eu la possibilité d’évaluer les compétences de médecins avant l’octroi du “registration” parce que la loi ne lui permettait pas.
L’Ordre des Médecins rappelle aux autorités de la Santé les critères en vigueur dans les pays développés par rapport à ceux qui entreprennent des études de médecine et qu’un nombre très restreint de candidats sont admis dans les facultés. Le MC cite à titre d’exemple la sélection rigoureuse en France et au Canada. « Training to become doctors are imparted only to selected ones », décrit le MC. Et, selon cet organisme, « only persons who are of certian level of intellectual ability are enrolled for courses in medecine ». Le nombre d’étudiants autorisés dans les facultés de médecine dans les pays développés tient compte aussi des besoins de ces pays en termes de ressources humaines. Le MC déplore que de telles exigences n’existent pas à Maurice, malgré ses nombreuses démarches, dit-il, auprès des autorités concernées dans cette direction. « The Medical Council has always ben lobbying with relevant authorities to encourage only academically competent persons to enroll for studies in persons. »
S’agissant du flux de nouveaux médecins rentrés au pays lors de ces dix dernières années, le MC souligne les raisons pour lesquelles il n’a pas pu évaluer leurs compétences. « We were limited by law in that we could not examine and assess a person before issuing a registration. » Certes, il existe une loi votée en 2012 faisant mention d’un examen obligatoire pour tous ceux faisant une demande de “full registration” après l’internat. Mais en raison de nombreuses protestations des diplomés rentrés au pays en 2012 et en 2013, le gouvernement a alors décidé que tous ceux ayant fait une demande pour un stage d’internat avant janvier 2014 seraient exemptés de Medical Registration Examinations. Ainsi, il n’y a aucun candidat pour l’examen qui devait se tenir le mois prochain.
Soulignons qu’en moins de trois ans, le MC a enregistré 573 nouveaux généralistes et que 224 nouveaux diplômés sont rentrés au pays depuis janvier dernier. Sans compter que 150 à 170 aspirants médecins termineront d’ici fin janvier leur internat dans les hôpitaux.