Nombreux sont les jeunes qui s’apprêtent à partir ce mois-ci pour des destinations différentes pour effectuer leurs études supérieures. Choix du pays, cursus, formalités administratives et financement déjà résolus, la vie sur place est l’autre paramètre à laquelle s’attaquent ces jeunes quelques semaines avant leur départ. Si toutes les informations sont disponibles déjà sur les sites de ces universités, rencontrer quelqu’un qui connaît le pays et l’institution est un indéniable plus. Plusieurs d’entre eux, dont des lauréats, ont eu l’occasion lors d’une rencontre dans les locaux de l’OVEC de se renseigner sur leur destination.
Pour certains, partir étudier à l’étranger est un vrai plaisir qu’ils abordent sans aucune appréhension. Pour d’autres, l’envie y est mais impossible de ne pas se poser des questions, d’avoir des doutes et des craintes. Les étudiants qui mettent le cap pour l’Australie sont déjà partis et ont eu droit à un pre-departure briefing, les étudiants qu’a rencontré Le Mauricien dans les locaux de l’OVEC s’envolent dans quelques semaines pour le Canada, notamment l’Université de Waterloo qui accueille 17 étudiants, le Seneca college (5 étudiants) et la New Brunswick University. Parmi ces jeunes, plusieurs ont eu des bourses alors que d’autres sont des boursiers de l’État. Mary Jane Sin Fai Lam, lauréate de la cuvée 2015, qui étudie l’Acturial Science, explique qu’elle a préféré prendre une année sabbatique, malgré sa bourse de l’État, pour attendre d’avoir une additional scholarship. La subvention de l’État n’aurait pas été suffisante. Comme elle, plusieurs jeunes partent étudier l’Acturial Science à l’Université de Waterloo. Ils ont eu l’occasion de rencontrer le Dr Lockson, dont les deux fils étudient dans cette institution. « Est-ce facile d’avoir un coop et jusqu’à combien peut-on être payé ? » demandent ces jeunes. Si le Canada attire beaucoup pour son programme alternant travail et études, les jeunes sont tout de même soucieux de ne pas pouvoir décrocher un coop ou encore moins avoir l’opportunité de rester au Canada après leurs études. Le Dr Lockson, qui connaît désormais tout le fonctionnement grâce à ses deux fils, a pu donner des conseils pratiques à ces jeunes pour faciliter leur séjour. « Vous n’allez pas perdre votre temps dans des choses inutiles car contrairement aux grandes villes, il n’y a rien à faire à Waterloo. Vous allez étudier car c’est très compétitif », dit-il. Il n’a pas manqué de souligner qu’ils peuvent obtenir jusqu’à Rs 90 000 par mois avec le coop.
Par ailleurs, les cinq jeunes qui s’envolent pour Seneca, Geshnav Rampertaub, Jellissa Ramdine, Vimal Lalljee, Lovesh Gungah et Dushan Sukhoo, seront eux exposés à un tout autre environnement, celui des grands collèges. Jean Paul Li Wong Shing en revient et décrit avec beaucoup d’enthousiasme la spécificité d’un community college. Après quelques heures d’échanges, les jeunes savent à quoi s’attendre et repartent chez eux avec quelques adresses pratiques.
Les étudiants qui s’envolent pour la New Brunswick University ont eu droit à une session de vidéoconférence avec la représentante de l’institution. Cette dernière leur a déjà fait parvenir les documents et tags dont ils auront besoin à l’aéroport. Certains de ces jeunes voyageront ensemble. En compagnie de leurs parents, ils veulent tout savoir avant de prendre l’avion. « Combien d’argent doit-il prendre avec lui quand il vient ? Il devra s’acheter un nouveau téléphone et un laptop », soutient un parent. La représentante tente de répondre aux questions tout en mettant l’accent sur le fait qu’il ne s’agit pas uniquement de préparation mais aussi de pouvoir se débrouiller seul. « Bien sûr, cette adaptation se fera plus ou moins facilement selon le cadre dans lequel vous évoluerez ». Ce genre de rencontre qu’organise OVEC pour ces étudiants avant leur départ aura été bénéfique car ils ont l’opportunité de se préparer d’avantage et d’avoir au moins un contact sur place. « Apprendre et vivre à l’étranger ne représentent que des avantages pour la réussite et l’épanouissement de nos jeunes. Ils doivent en profiter », souligne Dorish Chitson, la directrice de l’OVEC, qui a d’ailleurs récompensé ceux qui partent lors de cette rencontre. À noter que l’inscription pour la nouvelle année académique est déjà ouverte et que les étudiants peuvent postuler avec leurs forecast results.