Si les études à l’étranger étaient autrefois réservées à ceux ayant de grands moyens, aujourd’hui, avec les opportunités offertes par les institutions tertiaires internationales, ainsi que les structures de bourses, obtenir un diplôme à l’étranger devient plus facile. Les représentants universitaires présents récemment au Salon de l’étudiant de l’Overseas Education Centre (OVEC) mettent beaucoup l’accent sur les possibilités de bourses. Toutes les universités gèrent ainsi une liste complète et détaillée des bourses qu’elles octroient. Cette année, plus d’une cinquantaine d’étudiants de l’OVEC ont pu se rendre à l’étranger grâce à ces bourses. « Qu’elles couvrent la première année ou partiellement les coûts d’études, c’est certes un plus pour financer ses études », affirment ces représentants.
Étudier à l’étranger représente d’importantes dépenses pour un jeune n’ayant pas les moyens mais ayant pourtant des résultats brillants. Les bourses d’État étant limitées et, quelquefois, insuffisantes pour couvrir les frais d’études dans un pays de son choix, les jeunes d’aujourd’hui se tournent de plus en plus vers ces universités qui leur offrent des possibilités de bourses dépendant soit de leurs résultats de HSC pour certaines institutions, soit, pour d’autres, de la performance de la première année d’université. L’OVEC, qui représente une centaine d’institutions tertiaires étrangères, s’assure ainsi que les universités qu’il représente donnent un maximum de bourses à ses étudiants afin que ces derniers puissent atteindre leurs ambitions. Parmi les centaines de jeunes qui se sont envolés cette année pour diverses destinations, 40 ont obtenu des bourses. Certains ont réussi à décrocher un “100% Scholarship” alors que d’autres, eux, verront leurs études financées entre 25% et 50%, dépendant de l’institution où ils ont été admis. Une Mauricienne a ainsi obtenu une bourse de l’Université de Newscastle cette année pour poursuivre un doctorat en médecine.
Les universités présentes lors du Salon de l’Étudiant de l’OVEC, notamment celles du Canada et de Malaisie, ont toutes un programme de bourses pour les étudiants mauriciens. Les universités canadiennes, représentées par l’OVEC (New Brunswick, Seneca, Algonquin University, Humber University, Memorial University of Newfoundland, University of Manitoba, Simon Fraser University, entre autres), offrent toutes des bourses. Chaque année, de nombreux étudiants partent de fait au Canada dans le cadre de leurs études. Grâce à ses formations riches et diversifiées, le Canada représente une réelle opportunité pour étudier. « Mais ces formations ont un coût relativement élevé. Les bourses pour le Canada sont donc bien utiles pour financer les études », explique les représentants. La New Brunswick University peut offrir des bourses allant jusqu’à 1 500 dollars canadiens. Les autres universités, elles, offrent aussi des bourses variant entre 1 000 à 1 500 dollars. La Simon Fraser University, par contre, offre des bourses allant jusqu’à 50% si l’étudiant obtient un GPA de 3,5% pour la première année d’études. Ces autres institutions que l’OVEC représente et qui offrent chaque année des bourses aux Mauriciens sont, entre autres : Curtin Singapore (10-25%), UCSI Malaysia (10%), Anglia Ruskin Uni Uk (10%), Nanjing Medical University (10-25%), HELP University Malaysia (10-25%). D’autres informations sur d’autres possibilités de bourses sont disponibles dans les bureaux de l’OVEC, à Moka et Port-Louis. Après ce premier contact, ces représentants, ainsi que d’autres qui n’étaient pas présents au Salon de l’Étudiant, reviendront en février, après les résultats de HSC, et seront alors davantage en mesure de finaliser la quantité de bourses qui seront octroyées aux étudiants mauriciens et de procéder à l’enregistrement de ces derniers.
À noter que le fait d’avoir autant de bourses pour ces jeunes a été rendu possible grâce à la négociation et l’intervention de l’OVEC auprès des universités qu’il représente. « Nous croyons fermement que ceux qui sont brillants doivent avoir l’opportunité de continuer leurs études. C’est notre devoir de veiller à ce qu’ils ne soient pas laissés pour compte car il existe aujourd’hui plusieurs opportunités si l’on veut réussir », souligne Dorish Chitson, directrice de l’OVEC.