Si travailler aux États-Unis après ses études était chose difficile, aujourd’hui, les nouveaux règlements de l’Optional Practical Training, qui rentrent en vigueur le 10 mai prochain, permettraient aux diplômés des filières STEM de rester aux États-Unis deux ans de plus afin d’y travailler. Les étudiants internationaux ne pouvaient auparavant n’y travailler qu’un an seulement sous l’Optional Practical Training.
Du fait de son grand besoin de diplômés dans ces filières, les États-Unis se dirigent vers une embauche plus souple des étudiants étrangers. Auparavant, le nombre de visas de travail livrés aux étudiants ayant terminé leurs études était très restreint. Mais avec cette nouvelle mesure, il se pourrait que le gouvernement américain mette en route une grande réforme de l’immigration et se laisse inspirer par le système canadien.
Les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques sont les principaux domaines d’études des étudiants étrangers. Ainsi, avec ce nouveau règlement, les diplômés des programmes STEM, qui effectuaient déjà un an de stage après leurs études sous l’Optional Training Programme, pourront travailler durant deux autres années, portant ainsi le nombre possible d’années de travail aux États-Unis à trois ans. L’Optional Training Programme a été un aspect important du système d’immigration américaine pendant plus de 70 ans et vise à offrir la chance aux jeunes diplômés d’y rester travailler pendant un an après leurs études.
L’Overseas Education Centre (OVEC) explique que cette formule offre  un avantage certain pour ceux souhaitant poursuivre leurs études aux États-Unis. « L’économie américaine manque de jeunes qualifiés dans ces domaines. Les jeunes Mauriciens ont du potentiel et peuvent faire carrière dans de grands groupes prestigieux, comme Microsoft, qui peinent souvent à recruter », souligne Dorish Chitson. L’OVEC représente plus d’une trentaine d’universités américaines regroupées sous l’INTO Group, le Cambridge Education Group, le Navitas Group et le Studygroup. Ce dernier travaille avec les meilleures universités américaines, dont celles faisant partie de l’Ivy League. Ces institutions sont la Roosevelt University (Chicago), la Widener University (Philadelphie), l’University of Maine (Southern Maine), l’University of Vermont (Boston), la James Madison University (Virginie),; la Long Island University (New York) et la Royal Road University. Studygroup propose plusieurs programmes passerelles destinés aux étudiants étrangers souhaitant obtenir une licence dans une des universités qu’il représente. L’idée est de faciliter l’obtention du diplôme.
En passant par les programmes de Studygroup, l’étudiant mauricien peut aller directement en deuxième année et obtenir automatiquement une bourse d’études de 20%. Lors de ses visites de prospection, Dorish Chitson visite chaque année plusieurs institutions américaines en vue de s’assurer de la qualité des études dispensées ainsi que les facilités offertes à ses étudiants. « Étudier aux États-Unis est une grande opportunité et assurer l’embauche après ses études est primordial », souligne-t-elle.