Si Maurice a déjà connu quelques diplômés des universités de Nouvelle-Zélande les années précédentes, ce pays accorde aujourd’hui une attention particulière aux potentiels étudiants mauriciens. Actuellement à Maurice dans le cadre du Salon de l’étudiant de l’Overseas Education Centre (OVEC), les représentants de deux universités polytechniques, à savoir Beth Knowles du Canterbury Polytechnic Institute of Technology et Helen Kemp de l’Eastern Institute of Technology, évoquent les avantages d’étudier en Nouvelle-Zélande qui, soulignent-elles, a actuellement une économie très solide et veut offrir la chance aux jeunes de rester travailler après leurs études.
Depuis quelques années, on note un intérêt particulier des jeunes souhaitant partir à l’étranger pour des pays offrant des facilités d’obtenir le Permant Residency (PR). Cela, souligne Dorish Chitson, directrice de l’OVEC, résulte du fait que beaucoup de jeunes Mauriciens se retrouvent sans emplois après trois ans d’études ou sont employés dans des secteurs qui ne correspondent pas nécessairement à leurs qualifications. Après un recensement effectué par le gouvernement de Nouvelle-Zélande, ce dernier note que les jeunes Mauriciens choisissent les pays où ils peuvent rester travailler après leurs études. « New Zealand has a strong economy right now and it is a good pathway to come to study and work », explique Helen Kemp.
L’Eastern Institute of Technology (EIT) est un institut polytechnique dont le système d’enseignement est basé sur le modèle britannique. Tous les programmes polytechniques sont soumis à des tests d’évaluations par la New Zealand Qualifications Authority (NZQA). La plupart des cursus disponibles, dit-elle, sont professionnels, « ce qui signifie qu’ils sont très pratiques et interactifs ». L’institut travaille en étroite collaboration avec l’industrie pour s’assurer que la qualification et le contenu qu’ils offrent à leurs étudiants correspondent aux critères de recherche des entreprises. La représentante de l’EIT dit avoir remarqué qu’un bon nombre de jeunes choisissent les sciences au niveau du HSC. Elle estime ainsi que les cours qu’offre cette institution en Wine Sciences pourraient intéresser les Mauriciens. Grâce aux programmes “coop”, l’étudiant peut facilement trouver un emploi dans son domaine d’études respectif et postuler par la suite pour le PR. « Le coût modéré de la scolarité, la qualité de vie et l’environnement naturel qu’offre la Nouvelle-Zélande répondent aux attentes des étudiants », souligne-t-elle.
Beth Knowles, du CPIT, souligne pour sa part qu’il y a actuellement plusieurs emplois disponibles dans des secteurs “high value”. Les cours qui sont plus en demandés sont IT, “engineering” et “tourism & travel”. La représentante du CPIT fait aussi ressortir que l’institut dispose d’un département de Performing Arts unique en son genre, lequel propose même des cours de jazz. L’institution compte actuellement 1 400 étudiants étrangers venant de plusieurs pays. « New Zealand is a very innovative country, it is a country where you can be creatuve and embark yourself in entrepreneurship », souligne Beth Knowles. À noter que le Market Manager de l’immigration néo-zélandaise, qui est basée en Afrique du Sud, Daniel Smith, est également à Maurice actuellement pour expliquer les procédures d’immigration aux étudiants. À noter que ceux qui sont déjà détenteurs d’un diplôme peuvent aussi se rendre en Nouvelle-Zélande pour un Postgraduate et demander le Permanent Residency.