Combien d’institutions privées offrent des cours de niveau supérieur à Maurice actuellement ?
?Vu la demande croissante pour des études tertiaires, plusieurs institutions privées ont ouvert leurs portes. Ce qui a aidé beaucoup de nos jeunes étudiants à poursuivre leurs études tertiaires sans avoir à mettre le cap vers les pays outre-mer. D’autre part, cela a permis à ceux n’ayant pas les moyens financiers adéquats d’étudier à plein temps d’avoir plus d’opportunité d’étude, tout en conservant leur emploi. Parallèlement, cela contribue à faire de Maurice un centre de savoir régional ; cela permet en outre d’avoir un gradué par famille. À ce jour, Maurice dispose de 60 institutions privées qui dispensent des cours de niveau supérieur.
?Comment se fait le contrôle au niveau de la qualité des cours offerts par ces institutions ?
?Les institutions ont certains critères à respecter avant l’octroi même de leurs permis d’opération. Une fois qu’elles ont satisfait ces critères établis, la TEC leur permet d’opérer provisoirement pendant un an. Par la suite, durant cette période, les techniciens de l’Assurance Qualité de la TEC effectuent une visite aux institutions pour vérifier si les critères ont été respectés et adoptés, et si les institutions se dotent d’un mécanisme de l’Assurance Qualité.?Si tout est en ordre les institutions peuvent s’attendre à avoir une full accreditation pour une durée de quatre ans ou pour la durée des cours. Toutefois les techniciens continuent à effectuer des visites surprises annuellement, ou quand le besoin se fait sentir, pour veiller à ce que les institutions n’entravent pas les réglementations mises en place.?Par ailleurs, pour protéger les étudiants, nous veillons à ce que les élèves obtiennent gain de cause. Qu’ils reçoivent une éducation de haut niveau et suivent les cours pour lesquels ils se sont enregistrés. Cette année, il est obligatoire que ces institutions aient une Student Charter. Il s’agit d’un contrat entre l’institution et les élèves. Cela aidera à assurer la qualité de l’éducation et à assurer que les étudiants s’épanouissent dans un environnement sain. Vu que Maurice attire pas mal d’étudiants étrangers, le ministère a mis en place des international student desks au sein des institutions en vue de protéger leurs droits.?On peut avoir un aperçu des critères pour le contrôle de la qualité sur notre site web.
?Les compétences des Lecturers offrant ces cours sont-elles vérifiées par la TEC/le ministère de l’Enseignement Supérieur ?
?Oui. C’est une des critères du cadre régulateur. Il est important que les professeurs aient une qualification supérieure à ce qu’ils vont enseigner. Par exemple, pour enseigner au niveau du diplôme, un Lecturer doit au minimum avoir une maîtrise dans la matière. Généralement, une copie des qualifications doit nous parvenir, dûment approuvés par l’Awarding body.
?Existe-t-il une réglementation concernant les frais réclamés par les agences représentant les institutions étrangères à Maurice ?
?
Pour le moment il n’y a pas de réglementation pour cela.
?Quelles sont les conditions imposées aux institutions étrangères à Maurice ?
?Les institutions doivent satisfaire tous les critères du cadre régulateur.
?Combien d’institutions offrant des cours de niveau supérieur sont autorisées à recruter des étudiants étrangers ?
?Toutes les institutions sont autorisées à recruter des étudiants étrangers. Du moment qu’elles sont enregistrées à la TEC et se conforment à nos critères, rien ne les empêche de recruter des étudiants étrangers.
?Y a-t-il des conditions à respecter lorsqu’on recrute des étudiants étrangers ?
?Non, par pour le moment. Mais, le ministère de l’Éducation supérieur envisage de préparer un cadre régulateur, un framework, surtout concernant le logement, les facilités et supports aux étudiants étrangers.
?Il y a eu récemment plusieurs doléances des étudiants étrangers sur leurs conditions à Maurice. Comment l’autorité régulatrice s’assurera-t-elle que Maurice ne souffre pas d’une mauvaise réputation ?
?Par rapport aux doléances dont vous faites allusion, il est bon de faire ressortir que c’est le ministre lui-même qui a pris l’initiative de visiter ces étudiants étrangers dans les institutions. Des dispositions ont déjà été prises afin de trouver des solutions à leurs problèmes.