Selon les rapports de Statistics Mauritius publiés en juin 2014, 18 400 jeunes de moins de 25 ans sont chômeurs. Parmi, quelque 3 000 sont détenteurs d’un diplôme universitaire. Entretemps, les universités accueillent toujours de nouveaux élèves qui n’ont aucune garantie de décrocher un travail à la fin de leurs études. Le marché semble saturé et les opportunités quasi inexistantes. Certaines institutions tentent de nouveaux programmes pour encadrer les étudiants afin de les rendre plus employables : nouveaux cours, work placements et atelier de formations entre autres ont été introduits pour cette rentrée 2014.
Quelques jours seulement depuis que les cours ont repris et certains new comers se disent déjà pleinement satisfaits de leur nouvel environnement. Bonne ambiance, modules intéressants ; l’environnement universitaire rend heureux. Après le HSC, l’université serait une étape indispensable avant de se présenter sur le marché du travail : moment qui arrivera dans trois ans pour un premier degré universitaire. Mais la question se pose déjà pour presque tous les étudiants. Âgés entre 18 et 20 ans, nos interlocuteurs arrivent mal à se projeter dans le futur pour avoir une idée de ce qu’ils feront après leurs années d’études. S’ils connaissent déjà le nom du secteur dans lequel ils souhaitent travailler, ils admettent ne pas savoir comment ils procéderont pour se faire embaucher sachant que plusieurs de ces secteurs sont semble-t-il saturés. Pour le moment on ferme les yeux en faisant ce qu’il y a à faire et en se disant : « On verra en temps et lieu. »