Ils sont de plus en plus nombreux à venir à Maurice pour des études universitaires. Africains, Indiens, Malgaches ou Seychellois, ils viennent à Maurice dans le but de bénéficier d’une formation de qualité. Si jusqu’ici, ce sont surtout les institutions publiques qui accueillaient ces étudiants sous des programmes régionaux, depuis peu, des institutions privées ont été autorisées à recruter des étudiants étrangers.?Youssouf et Nadja viennent du Nigeria et étudient à Maurice depuis un an. Si tout se passe bien au niveau de leurs études, ils éprouvent toutefois des difficultés à se faire accepter par les autres étudiants. « La plupart du temps nous sommes entre nous. Les Mauriciens sont gentils, mais nous n’avons pas beaucoup d’occasions de partage », regrettent-ils.?Il n’est pas facile non plus pour les étudiants étrangers de décrocher un stage dans une entreprise, alors que c’est nécessaire pour leurs études. Pourtant, selon les règlements en vigueur, les étudiants étrangers sont autorisés à travailler 20 heures par semaine. « Lorsque nous allons vers une entreprise, on nous demande si nous avons un work permit et lorsque nous entreprenons des démarches pour un work permit, on nous dit qu’il faut avoir un emploi avant d’obtenir le permis. »?Mais les Africains et Indiens ne sont pas les seuls à faire face aux difficultés d’adaptation. Les étudiants de Rodrigues disent rencontrer beaucoup de difficultés à Maurice. « Lorsque nous arrivons sur place, il faut chercher un endroit où habiter. Il est difficile de trouver un loyer à moindre coût. La plupart du temps, on se met à deux ou à trois pour louer une maison », dit Francesca, qui vient de terminer ses études à l’Université de Maurice.?Comme les Africains, Francesca regrette l’absence de partage avec les Mauriciens. « Pour ma première année, j’étais la seule Rodriguaise dans la classe et tout le monde me regardait comme une alien. »?Francesca n’envisage pas de retourner à Rodrigues pour autant, car ici, il y a plus d’opportunités d’emploi.?Ce qui n’est pas évident pour les Africains et les Indiens, même si beaucoup viennent étudier ici, dans l’espoir d’y trouver également un emploi par la suite.