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La collégienne de 13 ans agressée et menacée au cutter par deux élèves de son établissement, le Bhujoharry College, « est traumatisée » depuis son agression, survenue le mercredi 29 août. « Elle a peur de reprendre le chemin de l’école et pleure à chaque fois qu’il est question d’aller en cours », raconte sa mère.

Pour Didier Moutou, Deputy Rector de ce collège de La Tour Koenig, « il n’y a pas eu d’agression. Il s’agit de menaces, d’une intimidation qui n’a pas été mise en exécution ». Il relève, en outre, que « certaines versions ne corroborent pas » et qu’il laisse la police poursuivre son enquête.

De son côté, la famille de la victime a dû solliciter les services de la Child Development Unit afin que la collégienne soit suivie par une psychologue.

Par ailleurs, le directeur adjoint admet la gravité de la situation, soutenant qu’il a fallu prendre des sanctions. Il nous indique que l’une des filles qui auraient participé à l’agression a été renvoyée pour deux semaines, « le temps qu’elle réfléchisse à ses actes ». Et pour l’autre fille, celle qui aurait maitrisé la victime, aucune sanction n’a été prise, le collège considérant qu’elle n’a « pas participé » à menacer la victime.

D’ailleurs, selon certaines sources, les deux présumées agresseurs viendraient toujours en cours.

Didier Moutou a tenu à faire ressortir que le collège est « well secured ». Et d’ajouter : « Nous sommes quand même responsables de 868 élèves et nous avons toujours veillé à leur sécurité. Après cet incident, nous avons tenu une assemblée à l’école pour prévenir que ce genre de comportement ne sera pas toléré ».

Le mercredi 29 août, la collégienne de 13 ans rentrait chez elle quand deux filles du même collège ont l’accostée. Pendant qu’une d’elles la maitrisait, l’autre aurait tenté de la taillader avec une lame en lui lançant : « Pa lame ki pou koze, cutter ki pou koze la ». Dans une plainte déposée en présence de sa mère au poste de police de La Tour Koenig, l’adolescente a déclaré que ces présumées agresseurs auraient voulu se venger d’elle.