Jane Constance a adressé une lettre, vendredi matin, à la ministre de l’Éducation Leela Devi Dookhun-Lutchoomun. Dans cette lettre de deux pages, elle décrit en 16 points le calvaire que doivent endurer les enfants autrement capables dans les écoles non adaptées et demande que les autorités soient davantage à l’écoute.

« J’ai récemment pris connaissance du cas de Preety Daby dans le journal. Après avoir obtenu de bons résultats aux examens du PSAC, Preety n’est toujours pas scolarisée à ce jour… », écrit Jane Constance, artiste de l’UNESCO pour la paix, dans une lettre envoyée, vendredi. Consternée par le cas de cette jeune fille, largement médiatisée sur les réseaux sociaux, Jane Constance tire la sonnette d’alarme sur les conditions des enfants autrement capables dans les institutions secondaires et tertiaires du pays et demande que la jeune Preety Daby soit prise en compte.

Un avis que partage Armoogum Parsuramen, président de la Global Rainbow Foundation. Dans une conférence de presse, vendredi, ce dernier en, présence d’Aarthi Burthony, a énuméré les nombreux problèmes auxquels ces enfants doivent faire face. « Nombre d’entre eux doivent quitter l’école, par manque d’infrastructures », déplore-t-il. Citant le cas de Preety Daby, élève brillante non-voyante qui ne parvient pas à avoir un collège à proximité de son lieu de résidence, soit à Roche-Terre, Armoogum Parsuramen insiste qu’il faut qu’il y ait des changements. Il demande que Preety Daby puisse obtenir une place au Jugdambi SSS de Goodlands, « tout simplement parce que c’est le collège qui est le plus proche pour elle, et qui plus est, qui se trouve sur la route principale, donc elle n’a pas besoin de beaucoup marcher à sa descente du bus », indique-t-il.

Par ailleurs, il soutient que « l’enceinte du collège doit être accessible aux étudiants », et que les aménagements doivent être aux normes internationales avec notamment des rampes, des indications en braille ou des toilettes accessibles, faute de quoi, « l’enfant en situation de handicap pourra loger une plainte à l’Equal Opportunities Commission, si l’expulsion ou le refus de son admission est le résultat d’une discrimination en raison de son handicap ».