L’Union européenne a accordé à Maurice un portefeuille d’aide financière d’un montant de Rs 400 M (9,9 M d’euros) pour les quatre prochaines années jusqu’en 2020 dans le cadre du Programme indicatif national du 11e FED. Un accord dans ce sens a été paraphé, à Bruxelles hier, par la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim et le commissaire européen responsable de la coopération internationale, Neven Mimica. L’ambassadeur européen à Maurice, Marjaana Sall, et l’ambassadeur mauricien à Bruxelles, Haymandoyal Dillum, étaient présents à la cérémonie.
L’objectif général du 11e FED est d’aider le pays à améliorer, d’une part, la pertinence, la qualité et l’équité au niveau de l’éducation tertiaire et, d’autre part, à s’engager dans l’innovation. Ces domaines sont considérés essentiels pour la transformation de Maurice en une société reposant sur la connaissance et l’innovation.
« L’Union européenne continue à être notre partenaire privilégié dans le traitement des besoins et des défis environnementaux. Ce programme indicatif jette les bases pour un encadrement collaboratif alors que Maurice se trouve à la croisée des chemins en termes de choix politiques appropriés qui doivent être faits en vue d’améliorer son capital humain à travers la science, la technologie, l’innovation et la qualité de l’éducation supérieure », a déclaré Ameenah Gurib-Fakim. Pour sa part, Marjaana Sall a affirmé que la signature du nouveau programme indicatif national pour la République de Maurice constitue un jalon important dans la coopération entre l’Union européenne et Maurice. « Il inaugure un nouveau mode de partenariat avec Maurice et sera axé sur l’apport d’un soutien au pays afin qu’il atteigne le statut de pays à hauts revenus. Notre assistance sera dirigée vers le secteur de l’éducation tertiaire, la recherche et l’innovation. Ce sont des facteurs critiques pour donner un nouvel élan au capital humain dans le pays et, du même coup, générer la croissance future ».
Dans le cadre du partenariat entre les ACP dont Maurice et l’Union européenne, cette dernière accorde à des périodes déterminées un portefeuille d’aide pour le financement des projets définis dans un Programme indicatif national pour une durée moyenne de quatre à cinq ans à travers son bras financier, le Fonds européen de développement. C’est donc le 11e accord de ce genre qui a été signé hier.
La cérémonie a eu lieu en marge de la tenue des Journées européennes du développement à l’ouverture de laquelle la présidente Ameenah Gurib-Fakim a figuré parmi les principaux intervenants à l’invitation du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Pour ce qu’il s’agit de l’éducation tertiaire, les principaux objectifs visent à améliorer la pertinence des études universitaires afin de réduire l’inadéquation qui existe entre la formation et le marché du travail, d’améliorer l’équité de manière à ce que les familles vulnérables au bas de l’échelle salariale puissent avoir accès à la formation universitaire.
En ce qui concerne la recherche et l’innovation, le programme consiste à encourager la recherche à travers la mise en place des encadrements institutionnels appropriés et l’augmentation du nombre de propositions de recherches susceptibles d’obtenir un soutien financier.
Le programme prévoit également l’octroi de fonds pour financer les facilités de coopération technique dans la formulation des projets et de leur mise en oeuvre. Il tient également en compte le soutien technique approprié au gouvernement dans des domaines d’intérêts mutuels et conformes aux politiques européennes.
D’autres accords viennent s’ajouter au programme indicatif national dont le Fisheries Partnership Agreement, l’aide accordée aux sociétés civiles et les instruments du groupe ACP.
L’Union européenne considère que le partenariat avec Maurice va au-delà de la logique de l’aide au développement. Il s’étend à des domaines comme le commerce, le changement climatique, les buts du développement durable, la sécurité maritime et la pêche, entre autres.