Une bonne partie de la centaine d’aspirants médecins ayant terminé le stage d’internat le 31 décembre dernier se sont mobilisés aujourd’hui au Centre social Marie Reine de la Paix pour exprimer leur désaccord concernant les deux nouveaux examens post-internat (oral et écrit) qui sont prévus à la fin de janvier et en mars prochains. Ils ne contestent pas le bien-fondé de ces évaluations mais ils estiment que la loi y relative, promulguée le 1er août 2013, devrait concerner ceux qui commencent l’internat à partir de cette date et non ceux qui l’ont entrepris à une date antérieure. Des députés médecins informés du mécontentement de ces aspirants médecins chômeurs s’intéressent à leurs problème, à l’instar d’Arvin Boolell, qui a rencontré l’un d’entre eux aujourd’hui. Le Secrétaire au Cabinet au PMO a lui aussi aujourd’hui prêté une oreille attentive aux doléances faites par une délégation de ces médecins.
Les amendements à la Medical Council Act stipulant les nouveaux règlements pour le stage d’internat ainsi que pour l’enregistrement des nouveaux médecins ont pris effet le 1er août 2013. Or, ces 160 aspirants médecins protestataires ont commencé leur stage d’internat en janvier 2012 sur la base de l’ancienne formule. À titre d’exemple, leur stage a duré 24 mois alors que les nouveaux règlements stipulent une durée de 15 mois pour l’internat. Ils ont aussi pris part durant ces 24 derniers mois à plusieurs évaluations, soit à la fin de leur stage dans chaque département. « The assessment was done by consultants from the five different hospitals coming to assess the Pre-registration house officers after they have voluntarily given their names. Ces évaluations ont eu lieu régulièrement sur une base trimestrielle, soit en mars, en août et en décembre 2012 et la dernière en mars 2013. Après cette date il n’y a pas eu d’autres évaluations malgré nos nombreuses interrogations à ce sujet. Ce n’est pas de notre faute si les hôpitaux n’ont pas organisé les évaluations restantes durant la période avril/décembre 2013 », dit le Dr Dirou Ramasawmy.
Cette centaine de médecins soulignent aussi que la lettre de recrutement du ministère de la Santé pour leur stage d’internat, qui est datée de novembre 2011, ne fait aucune mention de ces deux évaluations orale et écrite auxquelles ils devront se conformer selon une récente communication du ministère. Ces jeunes médecins affirment qu’ils ont respecté scrupuleusement durant ces deux dernières années toutes les conditions stipulées au départ de ce stage d’internat et ne comprennent pas pourquoi ils devront être sujets aujourd’hui à des nouveaux critères fixés par le Medical Council pour obtenir leur “registration” pour exercer. « Pourquoi est-ce que le ministère n’a pas demandé aux consultants de continuer avec les évaluations régulières. Nous avons complété l’internat le 30 décembre et nous venons d’apprendre que nous devrons attendre encore plusieurs semaines pour passer d’autres évaluations. Veut-on pénaliser délibérément ces 160 trainee doctors ? » se demandent avec colère ces aspirants médecins qui font état de leurs obligations familiales et des dettes qu’ils ont contractées pour leurs études de médecine et qu’ils doivent rembourser.
Depuis le mois de septembre dernier, ces 160 aspirants médecins ont commencé à se regrouper pour décider d’une action commune. Ils se sont réunis hier en compagnie de leurs parents au Centre Social Marie Reine de la Paix pour discuter ensemble de leur avenir professionnel et ont décidé ensemble de cette conférence de presse d’aujourd’hui.
Par ailleurs, une petite délégation a rencontré ce matin le Secrétaire au Cabinet au Prime Minister’s Office pour exposer le problème.