Poursuivi pour évasion de la prison de Grande-Rivière Nord-Ouest (GRNO), Steeve Monvoisin a comparu ce matin devant la magistrate Niroshini Ramsoondur. Rappelons que lors de la dernière séance, le DPP avait décidé de rayer la charge de complot qui pesait sur lui après que son homme de loi Me Rama Valayden eut souligné dans sa plaidoirie que son client n’était par le cerveau de ce plan d’évasion. Il est désormais poursuivi pour évasion. La magistrate Niroshini Ramsoondar fera connaître la sentence le 17 courant.
Le 24 mai dernier, le DPP a fait rayer l’accusation de complot qu’il avait fait instruire contre Steeve Daniel Monvoisin, dans l’affaire de l’évasion de 34 détenus qui étaient incarcérés à la prison de Grande-Rivière-Nord-Ouest en juin 2010. Une décision qui fait suite à la plaidoirie de Me Rama Valayden, avocat de l’accusé pour cette affaire, qui avait rappelé quelques parties des déclarations données par son client à la police, dont celle du 9 juillet 2010 dans laquelle il disait : « Beerbul fin kontakte mwa a traver fencing ek li finn dir mwa ena enn plan pou boure la, eski to pou ale ? » L’avocat a souligné que dans d’autres déclarations, l’accusé a parlé dans le même sens, ce qui permet de conclure qu’il n’était qu’un suiveur, sinon un spectateur mais pas un cerveau. « A count for conspiracy should not be included with counts charging substantive offences if the inclusion will result in unfairness to the defence (See R v Jones supra). It is submitted that from the facts of the case, it is grossly unfair to have the conspiracy charge against the accused », avait insisté Me Valayden.
Soulignons qu’au départ, Monvoisin était poursuivi en même temps que d’autres accusés. Me Valayden avait demandé et obtenu un procès séparé pour son client. Quant à la seconde accusation pour laquelle Monvoisin est poursuivi, c’est-à-dire de s’être évadé de prison, il a déjà plaidé coupable. La sentence sera prononcée le 17 juin.
Le 27 juin 2010, des détenus, profitant d’une altercation entre des gardes-chiourmes et des prisonniers, avaient réussi à s’enfuir de la prison de GRNO. Si certains s’étaient rendus à la police peu de temps après, d’autres étaient traqués par une unité créée à cette fin.