Barkly, une cité où les sens sont en éveil facilement grâce à divers projets musicaux mis en place par le groupe ABAIM. Les enfants qui participent au projet « Saturday Care » sont issus d’un milieu défavorisé, des enfants pauvres, mais riches de musique, d’idées créatives. Dans le cadre d’un projet solidaire, 12 étudiants français de L’École centrale Paris (appelée couramment Centrale ou Centrale Paris, une école d’ingénieurs) ont entamé un voyage musical avec leur fanfare, séjour en immersion dans trois pays différents, le Cambodge, le Bénin, Maurice, dans le but de sensibiliser les enfants à la musique.
A Barkly dans les locaux d’ABAIM, les 12 jeunes sont venus faire la connaissance des enfants de la localité et animer leur premier atelier musical. Un défi à relever, une foi audacieuse ! Pour ceux qui veulent découvrir la fanfare, ABAIM se la lancera dans un projet itinérant (dans le cadre de la fête de la musique samedi prochain) de 10 h à 18 h) au Port-Louis Waterfront, Cité-Richelieu, Barkly, Camp-Levieux).
Les sens sont stimulés par l’écoute, le chant, le rythme expliqué (le corpo rythme), l’expression créative en toute liberté. Dans les locaux d’ABAIM, trois animateurs, trois groupes d’une dizaine d’enfants, composent cet atelier d’éveil sensoriel par la musique. « Soundtreck est un projet musical proposé à des enfants défavorisés pour les sensibiliser à la musique, aller plus loin dans la théorie musicale, les faire découvrir les musiques du monde, différents rythmes (rythme binaire, rythme ternaire dans la musique traditionnelle à Maurice)… », nous dit Alexandre Leenaerts, un des membres de la fanfare : « L’action que mène Abaim avec les enfants à Barkly nous paraît en adéquation avec les valeurs que nous souhaitons transmettre lors de notre projet. Notre action permettrait d’offrir aux enfants d’autres approches musicales… »
Il ne s’agit pas de présenter des choses complexes, mais originales. Pendant deux mois, Marianne, Alexandre, Louis, Sylvain, Josué Jean, Clément, Abel, Renaud, Theodore, Camille, Thomas, qui ont pris une année de césure, vont tenter de stimuler divers aspects du développement des tout petits comme des plus grands à travers la musique. L’objectif étant de présenter le travail des enfants à travers un spectacle avec chorégraphies.
Il y a aussi le désir de mêler la musique traditionnelle d’Abaim au répertoire de ces jeunes musiciens français à travers une chanson, par exemple. Et cela armés de leurs instruments de musique (batterie, trompette, trombone, saxophone, soubassophone (une sorte de grosse trompette). Avec ces instruments à vent, cuivres, bois, batterie, l’ambiance ne peut être que festive. Le programme de ce premier atelier, auquel nous avons assisté, comprend l’écoute et identification du bruit, les mouvements corporels répétés et synchronisés (rythmés). Dans la cour, trois animateurs proposent divers exercices ; étirement, respiration musicale, voix. On se lance dans divers jeux : apprendre les prenons à travers des signes, (chacun choisit un signe égal à son nom), taper dans les mains. Ces jeux d’introduction permettent d’améliorer l’écoute, de créer des rythmes, d’installer une dynamique de groupe. Dans d’autres groupes, on travaille sur la motricité du corps. Autant d’exercices pour favoriser la concentration musicale.