Le 1er août, les sportifs mauriciens participeront aux 9e Jeux des Îles de l’océan Indien (JIOI) qui se tiendront à La Réunion. À quelques semaines de l’événement, les préparatifs s’accélèrent. Les athlètes accentuent les séances d’entraînement et les dirigeants finalisent la préparation. Ca y est nous entrons dans l’ambiance des jeux.
Fierté.
Ils s’y préparent comme d’autres le font pour aller en guerre. Mais la violence et la haine en moins. Quoi qu’il en soit, la fierté de représenter son pays “et de défendre le drapeau et notre honneur” pour ces jeux motive beaucoup de nos compatriotes. Arborer les couleurs de Maurice et les défendre sur le terrain provoque chez de nombreux athlètes un réel “sentiment du devoir” qui les pousse à donner le meilleur d’eux-mêmes. “Les Jeux des îles sont comme des mini jeux olympiques. C’est une fierté pour moi de représenter tous les Mauriciens au niveau du volley-ball”, confie Gilbert Alfred. Ludovic Bactora, se dit également très fier de représenter son pays. “C’est un grand honneur, j’ai un titre à défendre et je compte le faire avec honneur.”
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawminadee, tient d’ailleurs à faire ressortir le grand honneur que c’est pour chaque athlète mauricien de représenter le pays lors de ces jeux. “C’est une fierté de pouvoir défendre son pays. Quand un athlète a le drapeau de Maurice sur le dos, toute la nation est derrière lui. C’est extraordinaire. Le sport uni un peuple. J’attends deux choses de nos représentants, qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et qu’ils représentent nos couleurs avec de la discipline.”
Ambitions.
Les ambitions sont grandes pour les participants mauriciens ainsi que leurs entraîneurs et les fédérations en marge des prochains JIOI. Les athlètes que nous avons interviewés sont tous dans un état d’esprit de combatif. “J’ai beaucoup travaillé pour arriver là. Ca fait 4 ans que je m’entraîne pour être prête pour ces jeux. Quand tu as participé une fois et que tu as vécu l’ambiance que ces jeux apporte, tu te dis que cette fois-ci il faut y aller pour rechercher l’or”, confie Jessika Rosun, 24 ans, lanceuse de javelot qui participera au JIOI pour la deuxième fois. “Je veux ramener le plus de médailles d’or possibles. Je suis très motivée et j’espère faire honneur au pays”, dit Caroline Ramasawmy, pongiste. Pour d’autres, les jeux seront davantage une bonne mise en jambes pour d’autres échéances qu’ils jugent plus importantes. “Au niveau de la boxe, le niveau n’est pas très élevé. Les jeux seront plus une phase de préparation pour moi”, explique Ludovic Bactora, médaillé d’or pour les deux derniers jeux des îles.
Pole position.
Les JIOI revêtent une grande importance pour la majorité des athlètes mauriciens. Beaucoup y voient une occasion de se positionner sur le plan régional et de se mesurer à d’autres athlètes : “C’est une des plus grandes compétitions auxquelles nous avons l’occasion de participer”, dit Thierry Julie, basketteur. Judex Basile, l’entraîneur national de boxe explique que cette compétition est l’une des plus importantes pour nous. “C’est un grand événement au niveau régional. Cette compétition a beaucoup d’importance car elle symbolise la rivalité qu’il y a entre  les pays de la région au niveau sportif. Il y a beaucoup d’excitation durant les jeux.”
Préparation.
Depuis ces dernières semaines, voire mois, les entraînements se sont, dans la plupart des disciplines, intensifiés. Ce, afin de pousser les participants à leur meilleur niveau pendant les compétitions. Le rythme des entraînements a augmenté tout comme le nombre de séances. “On est passé à la vitesse supérieur depuis mars. Ca a monté d’un cran également à l’arrivée du nouveau DTN en juin. Il faut que nos boxeurs soient au mieux de leur forme”, explique Judex Basile. Fayzal Bhundun, président de la Fédération de Volleyball, abonde dans le même sens. “Les joueuses ont été au Kenya et ont vécu des situations réelles de jeu alors que les garçons partent pour l’Égypte pour la Coupe d’Afrique des Nations. Je pense que la fédération et le ministère ont mis toutes les chances de notre côté.”
Partage.
Au delà de l’aspect sportif et de la compétition, les JIOI sont aussi l’occasion pour nos participants de se mélanger à d’autres cultures et de découvrir les gens et les pays de la région. “Quand nous participons à de telles compétitions, nous entraînons notre île avec nous. Nous partagons notre culture et nous nous faisons de nouveaux amis”, confie Jessika Rosun. Annaelle Felicie a hâte de retrouver quelques-unes de ses adversaires au niveau régional. “C’est toujours très sympa de retrouver ces filles-là. Il y a toujours une bonne ambiance malgré l’esprit de compétition.” Ludovic Bactora se fait lui aussi une joie de retrouver quelques-uns de ses adversaires. “C’est toujours agréable de les revoir lors des compétitions.”
L’esprit des jeux est là. Le décompte a commencé.