Les dernières notes du Ernest Wiehe Jazz Festival (édition 2014) se sont envolées sous les filaos de Tamarin après un coucher de soleil rajoutant de la magie à l’événement. Cette année encore, le jazz a brillé de tous ses feux en des éclats qui ont ébloui le public et rendu les artistes participants resplendissants. Beaucoup de lumière dans la dernière édition de ce festival qui se construit sur les expériences passées. Le EWJF reste avant tout une grande rencontre réunissant des amateurs nourris à différents grains et qui parviennent à s’entendre sans le moindre bémol.
Le festival grandit dans un esprit inculqué par Ernest Wiehe à ceux qui l’ont côtoyé et qui propagent dans leur musique et dans leur approche toute la générosité et l’ouverture d’un jazz joyeux, qui traverse sans peine l’âge de raison. Soutenu par des invités des îles ou de plus loin, le jazz mauricien affirme son identité dans le souffle de Philippe Thomas ou au bout des doigts du pianiste Dean Nookadu, dont les formations respectives se sont produites dans la case en tôle de l’Hôtel Tamarin, vendredi soir. Un air du pays pour laisser ensuite de l’espace à ce mélange de type réunionnais qui se greffe au jazz de L’Orkès Péî d’Olivier Ker Ourio, qui a jammé avec François Jeanneau.
De tels échanges et improvisations ont été réguliers durant ce festival, qui s’est pleinement prouvé devant son public qui avait choisi de converger vers Tamarin. Après le prélude du début de septembre, le village de l’ouest s’est affirmé, dès jeudi, comme capitale mauricienne du jazz, avec Ricardo Thélémaque, Laurence Beaumarchais et le quartet de François Jeanneau. Samedi, ce fut au tour du Marc Gris Trio, d’Olivier David et du Mark Fransman Quartet de faire vibrer la scène et le public.
Une troisième fournée réussie, qui permet aux organisateurs de progresser vers d’autres éditions qui ne pourront que mieux s’affirmer.