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Cela fait presque un an depuis que les anciens employés de Mauritius Printing Specialist, l’imprimerie des Éditions de l’océan Indien, ne perçoivent plus leur pension. La State Investment Corporation (SIC) avait en effet pris l’engagement de payer une pension mensuelle à ces derniers mais, depuis mai de l’année dernière, le fonds géré par la SICOM à cet effet est épuisé.

Ils sont une dizaine d’anciens employés de l’ex-imprimerie des Éditions de l’océan Indien à se retrouver privés de leur pension depuis presque un an. À la fermeture de la compagnie, en 2006, ils touchaient une somme de Rs 4 000 émanant du fonds de pension prévu par l’administrateur, la SIC, et géré par la SICOM. Les différentes démarches entreprises par ces anciens employés auprès de la SIC n’ont abouti à rien à ce jour. Laval Pulcherrie, un des ex-employés, rappelle qu’ils sont déjà retraités et qu’ils ont « besoin de cet argent » pour arrondir leurs fins de mois. « Dans un premier temps, on nous a dit d’attendre et que la SIC allait prendre une décision à ce sujet. Mais cela fait presque un an maintenant que nous attendons, et toujours rien », explique-t-il. Il voit ainsi ses 15 années de service tombées à l’eau.

Sollicitée sur la question, une préposée de la SIC, qui gère le dossier, donne une fois de plus la même explication. « Il y a un gros montant à payer. Le board doit prendre une dé- cision à cet effet », dit-elle. Elle n’a toutefois aucune idée de quand cela se fera.

Laval Pulcherrie, lui, fait appel à Rita Veerasamy, la CEO de la SIC, pour trouver une solution. Il rappelle qu’en 1991, un partenariat entre les Éditions de l’océan Indien, la SIC et Singapore National Printers avait été conclu. « Depuis, la compagnie singapourienne s’est retirée et EOI a été vendue. C’est donc la SIC qui a pris la relève », indique-t-elle.

Toutefois, selon une autre version, la SIC ne serait plus responsable des anciens employés de l’imprimerie étant donné que la compagnie a été vendue. Toujours est-il qu’on attend toujours une décision formelle du board à ce sujet. « On nous a dit d’attendre et nous attendons. Mais pour combien de temps encore ? » se demandent ces ex-employés, qui se sont retrouvés sur le carreau en 2006.