Le Government Secondary School Teachers Union s’élève contre l’insistance du ministère de l’Éducation pour que les enseignants remplissent le mark record sheet de l’examen national de la Form III. Selon le GSSTU, cette tâche reviendrait au Mauritius Examination Syndicate. N’ayant pu trouver un accord avec le ministère, le syndicat a décidé de porter l’affaire en cour.
Selon le Government Secondary School Teachers Union (GSSTU), l’examen national en Form III aurait dû être placé sous la responsabilité d’une institution nationale comme  le Mauritius Examination Syndicate (MES), afin de s’assurer d’une plus grande objectivité. Or à ce jour cet examen se fait au niveau des collèges et les enseignants ont été appelés à remplir les mark record sheets. Non seulement cette responsabilité ne convient pas au scheme of duty de l’enseignant, juge le syndicat, mais il s’agit-là d’un exercice confidentiel que seul le MES devrait être en mesure de gérer.
Le syndicat dénonce particulièrement le fait que le ministère envoie régulièrement des circulaires aux enseignants pour leur rappeler cette tâche alors qu’ils avaient déjà fait part de leur opposition. L’affaire a d’abord été portée devant la Commission for Conciliation and Mediation. « Nous nous sommes retrouvés devant un deadlock et nous n’avons eu d’autre choix que de nous tourner vers la justice. Une mise en demeure a été servie au ministère de l’Éducation. »
Outre cela, le GSSTU dénonce le fait qu’à ce jour, il n’y a eu aucun rapport sur les deux examens nationaux de Form III, tenus jusqu’ici. Le syndicat déplore la manière dont l’exercice de transferts dans les collèges d’État a été effectué. Selon Narendranath Gopee, son président, une réunion du Transfer Committee a eu lieu le 28 décembre 2011, en présence des représentants du syndicat. Une liste de transferts a été ensuite soumise au ministère.
Selon les procédures, ces transferts doivent être avalisés par le Chief Technical Officer et le Supervising Officer du ministère. « Or, après ces étapes, nous nous sommes rendus compte que la liste initiale a été chamboulée. Résultat : nous commençons l’année scolaire avec des enseignants frustrés. »
Le syndicat dit avoir réclamé une nouvelle réunion du Transfer Committee. Toutefois, il devait apprendre que les représentants syndicaux ne seront pas conviés à ce nouvel exercice. Le GSSTU donne un délai d’une semaine au ministère de l’Éducation pour rectifier le tir. « Autrement, nous tiendrons une manifestation devant les locaux du ministère pour réclamer la démission du ministre, du Chief Technical Officer et du Supervising Officer. »
Pour toutes ces raisons, le syndicat réclame un ministère séparé pour l’éducation secondaire, comme c’est le cas pour le tertiaire. « Nous avons constaté que le ministre Vasant Bunwaree accorde beaucoup d’importance à ces différents projets pour le primaire, mais il semble ne pas comprendre le secondaire. »