Les candidats du PSAC ont été soumis ce matin à l’examen d’histoire-géographie. Selon les enseignants qui ont vu le papier, le niveau était « trop élevé », surtout en raison du nombre de questions nécessitant des réponses élaborées. Ce qui a pu causer des difficultés aux élèves qui ne peuvent s’exprimer correctement en anglais. Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union (GTU), fait ressortir qu’il avait déjà alerté le Mauritius Examination Syndicate (MES) à ce sujet, après la publication des specimen papers, mais que rien n’a été fait.
Après une épreuve de sciences jugée très abordable hier, les candidats au PSAC se sont retrouvés devant un questionnaire d’histoire-géographie compliqué. C’est ce que s’accordent à dire les enseignants qui l’ont consulté ce matin. La raison : le choix du MES d’inclure une série de « structured questions », nécessitant des réponses élaborées. Vinod Seegum, président de la GTU, relève : « À part les questions 1 et 2 avec un total de 11 numéros à choix multiples, toutes les autres étaient des structured questions. J’avais déjà dit que les enfants moyens auraient des difficultés à s’exprimer. Mais le MES n’a pas retenu nos propositions pour revoir le questionnaire. »
À la sortie des salles d’examen ce matin, beaucoup d’enfants étaient ainsi découragés par le niveau des épreuves. Un assistant maître d’école qui a lui aussi vu le papier confirme les dires de Vinod Seegum à l’effet que certains auraient eu des difficultés à écrire des réponses élaborées, qui plus est, en anglais. « Je me demande si cela n’a pas été fait pour départager les enfants pour l’admission dans les collèges très demandés », affirme-t-il.
Pour sa part, Vinod Seegum ajoute que le PSAC était censé venir enlever le fardeau du CPE. « Il était prévu d’alléger le questionnaire, mais là on a vu le contraire. Nous avions déjà mis en garde contre cela. » Il demande même que le MES légifère sur la correction, après un constat de l’ampleur des difficultés.
Par ailleurs, un autre enseignant de carrière a réagi au questionnaire, qu’il qualifie de « laflam! ». Et celui-ci d’ajouter: « Certaines questions, dont celles à partir du numéro 4, comportaient trop d’éléments à la fois. Des types de questions destinés aux élèves des Forms 4 et 5 ».
Sollicitée par Le Mauricien en début d’après-midi, Brenda Soburun, la directrice du MES, a laissé entendre qu’elle doit consulter les techniciens avant de se prononcer.