Alors qu’a débuté aujourd’hui la correction des scripts pour les derniers examens du CPE, les protestations concernant le contenu de certains questionnaires ne se sont pas tues. La Parents Teachers Association (PTA) de la Doha School a fait part de ses doléances au sujet du questionnaire d’Arabic, dont le contenu serait truffé, selon elle, de « several inconsistencies ». Dans une lettre au MES, cette PTA affirme que des « qualified educators » et des « experts » dans cette langue ont analysé le questionnaire et ont confirmé que leurs doléances sont « justifiées ».
« Ce n’est pas la première fois qu’il y a des critiques au sujet du questionnaire d’Arabic et c’est dommage que le MES ne tient pas compte des commentaires qui lui parviennent à ce sujet. Il y a cette année encore beaucoup de déception et de frustration parmi les parents de plusieurs écoles primaires », dit Riad Hullemuth, président de la PTA de la Doha School. « Avant de protester officiellement auprès du MES nous avons recherché l’avis des enseignants qualifiés pour enseigner cette matière et d’experts en cette langue », ajoute-t-il.
Le premier reproche de la PTA de Doha porte sur le niveau du questionnaire, jugé « trop élevé » et qui s’apparenterait à celui de la Form III/IV. Selon les parents protestataires, les examinateurs ont inclus un vocabulaire auquel les élèves du CPE ne sont pas familiers. Certains mots et termes utilisés ne figureraient pas dans le syllabus. « The choice of words, used to translate the English version into Arabic, is too high for CPE level candidates, since even high achieves have faced serious difficulties to cope with unduly high level of the vocabulary », écrit cette PTA dans une lettre au MES.
Les parents mécontents critiquent également des questions qui n’ont pas été « correctement formulées » et qui ont engendré des « difficultés de compréhension » chez les candidats.
Les examinateurs sont aussi sévèrement critiqués pour avoir traduit littéralement certaines phrases de l’anglais à l’Arabic, alors que chaque langue, font ressortir les protestataires, a ses caractéristiques et ses spécificités. Ils ajoutent que cette traduction littérale peut donner lieu à une interprétation incohérente et incorrecte, déformant ainsi le sens d’un texte ou d’une situation. « This has definitely been a source of difficulty to CPE candidates since the litteral translation has rendered the Arabic text into an incoherent and disjuncted passage which an Arabic write would never have composed ».
La PTA de Doha lance un appel pressant au MES pour prendre en considération les « faiblesses » qu’elle a relevées dans ce questionnaire afin que les candidats n’en soient pas pénalisés. « Nous ne demandons pas au MES d’accorder des points aux enfants pour que tout le monde réussisse dans cette matière. Mais, à la lumière de nos observations, nous demandons au MES de trouver une formule qui soit juste pendant la correction des scripts afin que les candidats ne soient pas pénalisés. Nous nous posons également des questions sur la compétence de ceux qui préparent les questionnaires », dit son président. Les dirigeants de cette PTA souhaitent à cet effet rencontrer la directrice de cet organisme pour faire part de leurs suggestions et propositions par rapport à la préparation du questionnaire pour les années à venir.