Les examens du Certificate of Primary Education ont débuté aujourd’hui avec les épreuves de français et de science. 26 012 candidats à Maurice et Rodrigues en sont concernés. Environ 5 600 personnes sont mobilisées dans les centres d’examens pour s’assurer que tout se passe dans les meilleures conditions.
Le questionnaire de français a pris quelques-uns par surprise ce matin. Selon des témoignages recueillis parmi les enseignants, le niveau de cette épreuve était plus élevé que les années précédentes. Cela concerne particulièrement la première partie du questionnaire, principalement au niveau de l’orthographe.
Le sujet rédaction était néanmoins à la portée des scolaires puisqu’il se rapportait à une scène familière. Selon le canevas, il fallait écrire sur un stylo perdu en classe. L’enfant accuse un camarade de classe de l’avoir volé, pour ensuite le retrouver dans un coin. La rédaction est l’épreuve qui permet de départager les meilleurs candidats.
À midi, les candidats ont planché sur le questionnaire de science. Parmi eux, sept ont pris part à ces examens dans des hôpitaux et cliniques. 163 autres étaient des candidats avec des besoins spéciaux. Dix détenus de la prison de Beau-Bassin ont aussi pris part à ces mêmes examens.
Par ailleurs, les dix candidats d’Agalega ont des questionnaires complètement différents de ceux de Maurice et de Rodrigues. Ceux-ci tiennent compte de leurs réalités propres. En ce qu’il s’agit de Histoire/Géographie, il y a un questionnaire pour les candidats à Maurice et un autre pour ceux à Rodrigues. Trois candidats à Maurice ont choisi le questionnaire prévu pour les Rodriguais tandis que quatre candidats à Rodrigues ont opté pour le questionnaire de Maurice.
À la mi-journée, tout se déroulait dans le calme. Lucien Finette, directeur du Mauritius Examinations Syndicate (MES), avance qu’aucune doléance n’a été enregistrée jusqu’ici.
Du côté des parents, l’émotion était grande ce matin aux abords des écoles primaires du pays. Beaucoup d’entre eux ont pris un jour de congé pour accompagner leurs enfants en ce premier jour d’examens. Ashmeera Gokhool, qui fréquente la Notre-Dame de La Confiance RCA à Curepipe, est à sa première participation à ces examens. Très détendue, elle affirme avec sourire, qu’elle ne redoute pas cette épreuve. « Je me sens bien à l’aise. J’ai travaillé dur pendant l’année et je suis confiante de réussir. »
Comme d’autres, Ashmeera a pris des leçons particulières pour s’assurer d’une bonne préparation. La jeune fille confie sa préférence pour le Collège Lorette de Curepipe, sous le regard de son père qui lui, aurait préféré un collège national. Mais pas de pressions pour le moment. « En tant que papa, mon plus grand souhait est que ma fille travaille bien pour avoir un bon collège. Durant cette année, je l’ai encouragé et soutenu, surtout lorsqu’elle travaillait la nuit. »
Joevany Lafolle, dont la fille Anielle prend aussi part aux examens de CPE, ne peut cacher son stress. « J’essaye de ne pas lui mettre la pression, mais je suis très tendue… »
À l’école du gouvernement James Toolsy, c’est le même scénario. Les parents sont massés devant la grille, le visage figé, alors que les enfants affichent le sourire. C’est le cas de Taariq et Ismail qui ont tous deux trouvé leur année de CPE relativement facile. Ils souhaitent obtenir le Collège Royal de Curepipe.
Certains parents dont les enfants sont déjà en Form I ont aussi choisi de les faire passer le CPE à nouveau. C’est le cas de Sanjeev qui dit avoir inscrit son fils pour évaluer sa progression. « Je ne compte pas le faire changer de collège, mais je veux savoir s’il a progressé ou régressé par rapport à l’année dernière. »