« Ene projet pilot pa capave pran tou sa le temps la, c’est bane étudiants ki pe souffert. »C’est ainsi que s’est exprimé Yahya Paraouty, le président de l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) qui animait un point de presse jeudi matin, à Port-Louis. Il demande au ministre de l’éducation de décider « une bonne fois s’il va rendre permanent ou annuler les examens nationaux en Form III ».
Reconnaissant toutefois que le projet établi par le gouvernement est valable, Yahya Paraouty conteste cependant que ni le corps syndical des enseignants, ni les associations concernées n’ont été consultés avant le démarrage du projet. « Nu na pa contre projet la mai nu contre facon ki sa projet la pe derouler. A oken moment gouvernma ine consulte nu, zot nek mete nu devan les faits accomplis », dit-il. Selon le président de l’UPSEE, depuis le démarrage du projet, le nombre d’échec dans les différentes matières a augmenté. Il affirme que dans certaines matières telles que les sciences ou les mathématiques, le syllabus a radicalement changé et que le niveau est trop élevé. « Bane zeleve ena bokou problem to cope avek sa nouvo syllabus la li na pa normal meme dan bane star school zeleve pe fail », explique-t-il.
Yahya Paraouty lance un appel au ministère de l’Éducation. Il demande à celui-ci de procéder à des consultations élargies et qu’il organise des rencontres avec le corps syndical des enseignants et les associations concernées avant de venir de l’avant avec d’importants projets. Toutefois, le président de l’UPSEE se dit pessimiste sur l’avenir du projet des examens de form III. « Mo na pa truv ca kontinuer l’année prochaine li tro mal demarrer li â pu aille aille de l’avant », dit-il.
Réagissant aussi sur la distribution des laptops aux élèves de la Lower 6, Yahya Paraouty affirme que les étudiants commencent à s’impatienter car jusqu’à l’heure, rien n’a été fait. « Suite aux dernières elections générales, le gouvernement n’a pas pu procédé à la distribution des laptops à cause de la situation économique mais jusqu’ici rien n’a été fait et les élèves attendent que les autorités respectent leurs promesses », dit-il. Le président de l’UPSEE soutient qu’une réunion sera bientôt organisée avec les étudiants concernés sur le sujet.