Seuls deux des 13 candidats (7 médecins et 6 dentistes) aux examens pour l’obtention du  Certificate of Permanent Registration – qui leur donne droit d’exercer – ont obtenu le minimum requis (50%) pour réussir. Les 11 autres diplômés en médecine et en chirurgie dentaire devront donc se replonger dans leurs bouquins pour repasser les examens en mars 2014. Rappelons que ces examens ont eu lieu le 14 octobre et avaient été organisés pour la première fois à Maurice. Le gouvernement avait confié la préparation des questionnaires ainsi que la correction des scripts au National Board of Examinations of India tandis que le MES avait organisé ces examens pour le compte du Medical Council et du Dental Council. Ces premiers résultats donneront lieu à des réactions dans les jours qui viennent.  
Ils étaient 13 candidats au total à espérer réussir leur examen (7 médecins et 6 dentistes) pour obtenir leur  Certificate of Permanent Registration, autrement dit leur « passeport » pour exercer leur profession. Seuls deux d’entre eux y seront parvenus, et ce avec le minimum requis, soit 50%. Onze d’entre eux se retrouvent donc désormais dans l’obligation de revoir leur matière et d’attendre mars 2014, date à laquelle ils pourront repasser leur examen.
Il est bon de savoir que plusieurs de ces 13 premiers candidats à ces examens – désormais obligatoires après l’internat – avaient fait part de leurs appréhensions, à des médecins ainsi qu’au Mauricien, estimant que le questionnaire était « très dur », son contenu s’inscrivant selon eux davantage dans le « contexte indien ». Ce faisant, ils avaient blâmé le ministère de la Santé ainsi que le Medical Council (MC) pour le manque de préparation à ce type d’examens, affirmant même n’avoir reçu le syllabus relatif à l’épreuve seulement une semaine avant son déroulement.
Des sept jeunes médecins, deux ont réussi, un aurait obtenu moins de 30% des points tandis que la performance des quatre autres se situerait entre 40 et 45%. Rappelons que les organisateurs avaient proposé un questionnaire selon la formule « QCM » (questions à choix multiples). Cette faible performance signifierait-elle que les nouveaux diplômés en médecine, même après l’internat, n’ont pas le niveau requis pour exercer leur profession ? « Il n’y a eu que sept candidats à ces premiers examens. Et à mon avis, le panel est trop limité pour porter un jugement général », explique le Dr Baboo Servansingh, président du MC. Celui-ci n’est en outre pas d’accord avec le jugement des candidats concernant le niveau et le contenu des questionnaires. « Ce ne sont pas des excuses valables. Le fait que deux candidats aient réussi démontre que le questionnaire était abordable », affirme le Dr Sevansigh. « Qu’on étudie à Maurice, en Angleterre, en Inde, en Chine ou en Russie, la base de la formation est la même partout. Les questions portaient sur des cas cliniques et les médecins, durant leur internat, ont été confrontés à  différentes situations. Les jeunes médecins doivent continuellement travailler pour arriver à un certain niveau, pour atteindre l’excellence », poursuit-il, avant d’ajouter que ce nouvel examen permettra de distinguer ceux qui sont prêts à exercer la profession de ceux qui ne le sont pas encore.
De son côté, le président du Dental Council (DC), le Dr Joy Mandhub, affiche une naturelle déception au vu des résultats, aucun candidat en chirurgie dentaire n’ayant réussi l’épreuve. « Ce n’est pas encourageant ! » lâche-t-il. Pourtant, lui non plus ne croit pas que le questionnaire était particulièrement difficile. « Des candidats sont venus me dire que le questionnaire n’était pas approprié, d’autres ont estimé qu’il contenait trop de généralités. Il est vrai qu’il y a des spécificités dans chaque pays, mais la base de la médecine reste la même. Médecins et dentistes doivent tous être qualifiés pour soigner les gens. Le  Dental Council est là pour donner la garantie à la population que telle ou telle personne a la capacité d’exercer ce métier. À la lumière de ces résultats, le Dental Council va voir où le bât blesse. Nous ferons ensuite part de nos propositions », explique le Dr Mandhub.
En début d’après-midi, la majorité des candidats ignoraient encore leur performance à ces derniers examens. Au moment de boucler notre édition, le MC devait afficher d’un moment à l’autre sur son site internet les noms des deux candidats ayant réussi.