Contre paiement de Rs 1 725, le directeur de Flash Busters Ltd faisait croire à des automobilistes verbalisés que leur contravention était éliminée et que des points ne seraient pas retirés de leur permis.
A ce jour, plus d’une quarantaine d’automobilistes sont tombés dans le piège de Flash Busters Co Ltd… jusqu’à l’arrestation d’Ivan Ramar, directeur de cette société, accusé d’escroquerie en série. Le suspect a été appréhendé ce matin par le Central CID à la suite d’une dénonciation d’un chauffeur de taxi de Rose-Hill.
Le dénommé Ivan Ramar avait capitalisé sur les chauffeurs verbalisés pour excès de vitesse, délit sanctionné par une amende et une déduction des points sur le permis de conduire. La campagne de Flash Busters Co Ltd. était simple : il suffisait de faire croire aux victimes que l’entreprise était en mesure de contester leurs contraventions avec, à la clé, la suppression de l’amende minimale de Rs 2 000 et, surtout, aucun changement sur le permis à points. Pour chaque contravention, la somme de Rs 1 725 était réclamée.
Avec les informations fournies par les chauffeurs pris en contravention, le directeur de Flash Busters Co Ltd transmettait une prétendue mise en demeure à la Traffic Branch en garantissant aux chauffeurs qu’ils n’avaient nul besoin de se tracasser pour des comparutions en Cour ou encore de déductions de points sur le permis. Et le piège a fonctionné. Beaucoup se sont d’ailleurs fait prendre car, à ce matin, les enquêteurs du Central CID ont dénombré plus d’une quarantaine de lettres adressées par Flash Busters Co Ltd à la Traffic Branch.
Le pot aux roses a été dévoilé par un chauffeur de taxi verbalisé le 30 janvier dernier sur l’autoroute, à hauteur de Phoenix, pour excès de vitesse. Celui-ci affirme avoir pris personnellement contact avec le dénommé Ivan Ramar. Contre paiement de Rs 1 725, le suspect avait rassuré le taximan en lui affirmant que tout était réglé. Flash Busters Co Ltd émettait même des reçus des paiements. Problème : pour avoir l’esprit tranquille, le taximan en question s’est rendu la semaine dernière aux Casernes centrales afin d’obtenir confirmation de l’annulation de sa contravention. Il devait ainsi apprendre que cette dernière courrait toujours, d’où sa décision de dénoncer Ivan Ramar, lequel aura ensuite été arrêté.