La State Bank of Mauritius Ltd a dégagé des bénéfices nets après impôts de Rs 2,01 milliards pour l’année financière se terminant au 30 juin 2011, soit une progression de 8,3 % par rapport au niveau enregistré en 2009-2010. Le groupe avait franchi la barre des Rs 2 milliards de profits nets en 2008-2009 (Rs 2,02 milliards).
La performance de 2010-2011, fait ressortir la direction de la State Bank of Mauritius Ltd (SBM), a été réalisée dans des conditions de marché volatiles. Les bénéfices après impôts de Rs 2,01 milliards, incluent un gain en capital sur la vente des actions détenues par la banque dans une société. Les résultats améliorés du groupe l’année dernière reposent en grande partie sur l’augmentation des revenus autres que les intérêts. Cela a été contrebalancé par une hausse des « non interest expenses », principalement les coûts liés au personnel, des provisions de Rs 67 millions par rapport à des investissements en capital et un ajustement fiscal de Rs 25 millions relatif aux activités du groupe SBM à Madagascar.
Le bilan du groupe fait voir que les revenus nets sous forme d’intérêts ont été plus ou moins au même niveau que ceux de 2009-2010, soit autour de Rs 2,5 milliards alors que les revenus autres que les intérêts sont passés de Rs 1,3 milliard à Rs 1,7 milliard. La direction du groupe observe que le ratio des coûts par rapport aux revenus s’est légèrement amélioré passant à 38,5 %. Elle considère que c’est un niveau d’efficience élevé par rapport aux normes internationales.
Le conseil d’administration relève que les actifs sur le bilan ont augmenté de 19,9 % pour atteindre Rs 95,7 milliards au 30 juin 2011, cela grâce à une hausse de 29,5 % des crédits qui sont passés de Rs 43,7 milliards à près de Rs 58 milliards. Une performance qualifiée de « solide » a été enregistrée dans l’ensemble des segments d’activités : à savoir le détail, les services aux entreprises et les opérations à l’international. Le conseil d’administration constate également que les dépôts ont augmenté en 2010-2011, renversant ainsi la tendance notée au cours du précédent exercice financier. Les dépôts sont passés de Rs 61,5 milliards à Rs 70,9 milliards, soit une croissance de 15,3 %. La direction explique la stabilité des revenus nets sous forme d’intérêts du fait qu’une bonne partie de la croissance dans les crédits a été réalisée dans le courant du second semestre de l’année financière 2011. Elle estime que les marges étaient sous pression. Quant aux activités à l’international, elles étaient plus élevées comparativement à 2009-2010.
Pour ce qui est des indicateurs de performance, le groupe SBM a atteint un retour sur actifs de 2,3 % l’année dernière contre 2,4 % en 2009-2010 ainsi qu’un retour sur fonds propres de 13,3 % par rapport à 14,7 % en 2009-2010.
« Outre une amélioration de l’efficience, le groupe SBM continue de produire un résultat solide et équilibré à l’égard d’autres domaines de performance », fait ressortir la direction. La qualité des actifs, annonce-t-elle, continue de s’améliorer : le ratio des créances douteuses en pourcentage du portefeuille des crédits diminue (de 0,8 % à 0,5 %). Pour ce qui est du ratio d’adéquation du capital, le niveau, affirme la direction, demeure confortable.
Évoquant les perspectives, le conseil d’administration dit maintenir « sa confiance dans une stratégie claire et ciblée, qui met l’accent sur une politique proactive de proximité avec la clientèle, sur l’efficience à tous les niveaux et sur la restructuration du bilan bancaire ». Le groupe, ajoute-t-elle, veut consolider ses assises dans le marché domestique tout en explorant les opportunités qui existent au niveau international. L’objectif consiste à étendre considérablement les opérations en Inde vu les excellentes perspectives qu’offre ce marché et aussi en s’appuyant sur l’expérience et l’expertise acquises à Maurice.
Le groupe pense sérieusement à des investissements dans le rehaussement de sa plate-forme technologique bancaire afin de pouvoir faire face à ses besoins futurs. Ces investissements devraient contribuer à l’amélioration des méthodes de travail et au développement de nouvelles capacités pour servir les clients de manière plus efficace sur les moyen et long termes. La SBM va également se concentrer sur la gestion des coûts considérant que les pressions sur les recettes devraient persister dans les années à venir, et ce en sus du climat d’incertitude prévalant dans le secteur financier.