La Special Mobile Force (SMF) fête cette année son 56e anniversaire. Cette unité paramilitaire se compose d’un millier de soldats formés et pluri-compétents. Ils interviennent dans différents scénarios pour le maintien de la paix, la sécurité intérieure et dans la gestion des catastrophes naturelles. Au sein de ce corps, la préparation physique, mentale et technique est permanente. Nous l’avons accompagné lors d’un exercice de tir à Midlands.
Des coups de feu résonnent à répétition à Midlands, non loin du réservoir, dans le nouvel espace d’entraînement de la Special Mobile Force. Un lieu hautement sécurisé où l’entrée est interdite, sauf autorisation spéciale. “Les entraînements de tir se faisaient à Candos, mais on a dû bouger puisqu’il y a des habitations dans les parages. Depuis l’année dernière, nous nous sommes installés à Midlands”, confie le colonel Remy Jean-François, officier responsable des opérations et de la formation de la SMF.
Les soldats sont en tenue de camouflage. Des tentes installées en ligne abritent des équipes présentes pour une compétition de tir annuelle, le Skill at arms meeting, qui marque la fin d’une année d’entraînement. Les deux équipes qualifiées pour la finale de la compétition Falling Plates se préparent mentalement alors que le lieutenant Coodye, Weapon Training Officer et responsable de la présente compétition, s’attelle à peaufiner les derniers réglages.
La basse température, un vent continu et une petite pluie fine ne refroidissent pas l’ardeur de la compétition. Des conditions climatiques peu propices au tir mais qui aident les tireurs à s’améliorer. “Le vent nous aide à nous perfectionner”, explique le lieutenant-colonel Beefy, Training Officer à la SMF. Au signal de l’officier responsable, les deux équipes se mettent en place. Les soldats, munis de leurs fusils d’assaut et de leur ear defender (casque antibruit), sont allongés sur le ventre. Le signal pour avancer vers les cibles, des plaques blanches d’un pied carré, est donné. “La compétition a commencé à 300 mètres, puis nous avons bougé à 200 mètres. Nos entraînements de tir se font de 100 à 600 mètres”, précise le lieutenant-colonel Beefy. Aussitôt le signal donné, les soldats courent vers un point de repère et commencent à tirer sur les cibles. Chaque équipe doit abattre un maximum des huit cibles qui lui ont été attribuées.