Avec l’adoption du Higher Education Bill à l’Assemblée nationale hier soir, la Tertiary Education Commission (TEC) cède désormais la place à la Higher Education Commission (HEC). Cette commission sera désormais le nouveau chien de garde concernant le secteur de l’Éducation tertiaire. C’est la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun qui a présenté le projet de loi en deuxième et troisième lecture au parlement avant qu’il ne soit voté avec un amendement, préconisé par le député du MMM, Veda Baloomoody. Toutefois, cet amendement a été sujet à des réserves des députés du MMM et du PTr, les seuls présents au sein de l’hémicycle du côté de l’opposition.

Le contentieux était autour de la formulation de l’amendement qui n’était pas au goût des mauves et des rouges malgré les assurances du Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo. Cependant, avec la séance levée pour quelques minutes, les consultations avec les représentants du State Law Office ont débouché sur les rectificatifs à la satisfaction de l’opposition présente.

« Notre secteur de l’enseignement supérieur doit être modernisé et réorganisé pour être plus réactif aux besoins émergents du pays », a affirmé la ministre. Selon elle, nous « devons veiller » à ce que nous puissions attirer des fournisseurs d’enseignement supérieur internationaux réputés ainsi que des étudiants internationaux. « Cela se pose comme un critère sine qua non pour que Maurice devienne une destination d’enseignement supérieur privilégiée », a-t-elle ajouté.

« Compte tenu des changements majeurs dans le paysage de l’enseignement supérieur, il est grand temps que les fonctions de la TEC soient revues conformément aux pratiques internationales », a avancé la ministre. Du côté de l’opposition, Aurore Perraud, Danielle Selvon, Veda Baloomoody et Osman Mahomed ont contribué aux débats de par leurs critiques, mais aussi avec des propositions. Alors que du côté de la majorité, le ministre Yogida Sawmynaden, le Chief Whip, Bobby Hurreeram, les députés Rutnah, Joomaye et Rughoobur ont soutenu la démarche de la ministre de l’Éducation.