Tenant compte des perspectives de croissance du continent africain, le groupe ENL a institué un « Africa Desk » pour bien cerner les opportunités d’investissement qui s’y présentent. Cependant, prévient le Chief Executive Officer (CEO), Hector Espitalier-Noël, dans l’édition d’octobre 2014 du magazine d’entrepris Enlighten, le groupe ENL fera montre de prudence et de discernement dans son choix de projets car il ne s’agit pas de faire du « gambling with shareholders’ money ».
Toute entreprise qui se respecte, en particulier celles basées à Maurice, a une stratégie africaine, indique Hector Espitalier-Noël en éditorial du magazine du groupe. ENL n’est pas en reste. Le groupe veut développer des projets qui répondent aux besoins du style de vie d’une classe moyenne africaine qui ne cesser de grossir. Il veut également exploiter au mieux des synergies avec ses partenaires proches, en l’occurrence ses filiales et compagnies associées dont certaines sont déjà actives sur le continent africain. L’objectif est de réaliser une approche cordonnée et une présence à plus fort impact dans les marchés ciblés.
L’exploration et l’exploitation des opportunités d’affaires hors des frontières mauriciennes, poursuit Hector Espitalier-Noël, figure déjà comme l’un des quatre piliers de la stratégie de croissance du groupe ENL pour la période 2014-2017. La croissance du continent africain retient certes l’attention mais le groupe ENL, fait-il comprendre, procédera avec prudence. « For Africa is not one place but 54 different countries. And it’s at least 54 different cultures as well. While these countries do share some common traits, there are countless shades of differences that set them apart. Differences that can spell the doom or the success of a business venture in African territory », observe le CEO du groupe ENL.
L’expérience passée du groupe au Mozambique, explique Hector Espitalier-Noël, incite à des études de terrain préalables avant le démarrage d’un projet ou le déclenchement d’un investissement. D’où la mise sur pied d’un comptoir dédié à l’Afrique (Africa Desk) qui est placé sous la direction de Fabrice Boulé, le Corporate Finance Manager. Ce comptoir se chargera du recueil d’informations, de la communication et de la coordination de tout projet avec d’autres instances. L’ Africa Desk agira comme un business facilitator, précise le CEO, en maintenant une base de données sur les marchés africains, incluant les activités déjà lancées par le groupe. Ce comptoir prendra éventuellement la forme d’un ENL Venture Capital Fund et va promouvoir des synergies entre les diverses divisions du groupe ou autres activités liées à ENL.
Plus loin dans le magazine, ENL fait ressortir que l’Africa Desk proposera aux filiales du groupe « des informations sur les marchés qui les intéressent, un réseau de contacts testé pour démarrer et un accompagnement pluridisciplinaire pour leur permettre de réussir éventuellement leur investissement ». Le groupe précise qu’il s’intéresse particulièrement à l’urbanisation croissante et l’émergence d’une société de consommation en Afrique, surtout avec une classe moyenne dont le pouvoir d’achat est en hausse soutenue.
Par ailleurs, le magazine d’entreprise d’ENL fait état des résultats du groupe pour l’exercice financier 2013/2014, précisant que la performance a été supérieure à celle de la précédente année financière. Les profits opérationnels sont passés de Rs 364 M à Rs 450 M, ceci après la consolidation des résultats de Rogers sur une année complète (contre neuf mois seulement en 2012-2013) et l’amélioration des performances opérationnelles des filiales. Le chiffre d’affaires s’est accru de 24 % alors que le taux d’endettement net est contenu à 26 % en dépit d’une progression de l’ordre de Rs 800 M.
Le groupe annonce également que la valeur de ses actifs se montait à Rs 46 milliards au 30 juin 2014 et que les principaux facteurs à la base de cette performance sont : la réévaluation du patrimoine foncier, la consolidation du groupe Rogers, la comptabilisation de New Mauritius Hotels comme compagnie associée et l’obtention de droits de conversion pour des superficies supplémentaires de terres.