La grande incendie qui a ravagé Port-Louis à la fin du 19e siècle fait l’objet en ce moment d’une exposition ayant pour thème “1893 Fire Fighters” au Blue Penny Museum. L’incendie de juillet 1893 est de sinistre mémoire, l’un des plus dévastateurs que Port-Louis ait connus.
L’incendie avait ravagé un quartier entier comprenant notamment la rue de la Chaussée, la rue Jemmapes, d’Entrecasteaux, l’ex-rue du Rempart aujourd’hui connue comme Edith Cavell. Le sinistre est raconté en une vingtaine de photos inédites mettant à l’honneur les pompiers de l’époque, leur dévouement et nous fait découvrir des objets qu’ils utilisaient à cette époque pour maîtriser un incendie. Ainsi, on y trouvent une la cloche, servant à battre le rappel de ces soldats du feu ; une machine à fabriquer du gaz carbonique ; une grande échelle, outil indispensable des pompiers et même des factures, reliquats de magasins réduits en cendres. D’autre part, à l’extérieur du musée sont exposés une échelle géante à roues qui témoigne du dur métier des combattants du feu de l’époque : une lourde échelle tout en métal qui nous donne à penser sur les moyens dont ils disposaient, ainsi qu’un impressionnant canon à eau.
Il faut savoir que déjà, en 1892, l’île Maurice avait été dévastée par un cyclone qui avait fait des milliers de morts et l’incendie de 1893 avait ajouté au malheur de nos compatriotes. Cet incendie qui a apporté tristesse et désolation a déclenché une véritable prise de conscience et a conduit à la modernisation des services à pompes.
De belles photographies historiques, mais qui mettent aussi l’accent sur un métier dont le but premier consiste aussi bien à maîtriser un incendie que de sauver des vies humaines, des gens qu’on ne voit presque jamais sauf au moment le plus important.