Perçu comme la meilleure économie en Afrique, Maurice pourra ne plus bénéficier des avantages de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) avant son expiration prévue en septembre 2025. L’une des principales raisons est que la croissance économique du pays est supérieure à celle ses pairs africains.
Lors d’un AGOA Preparedness Workshop organisé par le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade américaine sur l’AGOA tenu ce mois-ci pour discuter des opportunités de l’AGOA principalement axées sur les petites et moyennes entreprises, Maurice doit se préparer à l’éventualité de ne plus profiter des avantages offerts par l’AGOA. Tenant en compte le thème retenu lors du forum de l’AGOA l’an dernier « Maximising utilization of AGOA during the decade ahead », Melanie Zimmerman, chargée d’affaires auprès de l’ambassade américaine, a fait comprendre aux exportateurs présent que l’AGOA n’est pas un accord infini. «Cette loi tire à sa fin en 2025. Mais avant qu’elle ne se renouvelle, Maurice sera un pays trop riche pour continuer à bénéficier de ce soutien économique », a-t-elle dit. De ce fait, elle croit qu’il est plus que jamais important pour les PME locales de pénétrer le marché américain sans l’AGOA.
Sunil Bholah, ministre des Entreprises, estime qu’il faut se préparer à l’éventualité de ne plus faire partie de l’AGOA. Il soutient que le marché américain mérite nettement l’attention des entrepreneurs mauriciens. Afin d’aider les entreprises mauriciennes à exporter différents types de produits vers les États-Unis, trois experts de U.S Agency for International Development’s East Africa Trade Hub étaient à Maurice. Lors de leur visite, ces derniers ont pu visiter des entreprises de fabrication de meubles, de confection de vêtements, des chips à partir de la banane et des bijouteries. Ce Trade Hub, qui a collaboré avec les entreprises mauriciennes dans le passé, a permis d’augmenter les exportations vers les États-Unis.
Il ressort que les produits mauriciens exportés vers les États-Unis ne sont pas assez diversifiés, alors que l’accord prévoit l’exportation de plus de 6 000 produits. En ce moment, le textile est le plus exporté par rapport aux autres produits. Selon Melanie Zimmerman, d’autres produits de consommation, tels le miel mauricien, le piment ou l’ourite sec de Rodrigues, peuvent trouver de la place sur les rayons des supermarchés américains.