Rodrigues au fil du temps, c’est le thème de l’exposition qui se tient au Blue Penny Museum jusqu’au 11 avril. Une ode à l’île à travers des photos d’il y a 50 ans, des tableaux, des cartes géographique et de navigation ainsi que des livres et des vidéo-projections.

À travers Rodrigues au fil du temps, le Blue Penny Museum propose un retour dans le passé. On y découvre principalement la vie quotidienne des Rodriguais en 1966. Ceci parce que l’exposition est majoritairement conçue autour de photographies en noir et blanc prises par le géographe Jean-François Dupon cette année-là alors qu’il préparait sa thèse de doctorat sur la géographie des Mascareignes.

Vie quotidienne.

On y découvre des images très parlantes de l’époque à l’instar d’animaux débarqués et embarqués sur des bateaux dans des paniers en osier. Des activités économiques telles que la pêche, l’élevage et la culture vivrière sont démontrées tout comme des arrêts sur image de la vie quotidienne. Des tableaux inspirés de Rodrigues ajoutent de la couleur à l’exposition. Paysages verdoyants, séchage d’ourite et de saucisses et manipulation de maïs sont dépeints. Les tableaux sont signés Karo Mandron, Hervé Frédérique et Tino Gontran.

Des livres écrits par l’explorateur François Leguat, dont l’histoire est intimement associée à Rodrigues, y sont aussi exposés. De même, l’exposition est habillée d’objets typiquement rodriguais tels que des chapeaux en paille et des produits de la vannerie. On y trouve aussi en projection une vidéo par l’auteur des photos ainsi que d’un  un reportage-documentaire sur le séga tambour et le séga rodriguais réalisé par Pierre Argo et Philippe de Magnée.

Concours de circonstances.

Des cartes géographiques et de navigation sont également visibles. Une maquette de la Cathédrale St Gabriel a été réalisée par Emmanuel Richon conservateur du musée, car, dit-il, “Il ne manquait qu’elle dans les photos.” Un livre contenant les photos de l’exposition ainsi que d’autres du même auteur est également en vente.

Emmanuel Richon, explique que tout cela a été rendu possible grâce à un concours de circonstances. “J’ai rencontré M. Job qui lui-même connaissait Jean-François Dupon qui avait pris ces photos en 1966. M. Job a entendu parlé de lui, il a réussi à le retrouver et à le convaincre que ses photos avaient un grand intérêt.” Ayant toujours souhaité faire une exposition sur Rodrigues, il sauta sur l’occasion. “Il n’y a jamais eu d’exposition à caractère anthropologique ou historique sur Rodrigues. Ça faisait très longtemps que je voulais faire une exposition sur Rodrigues. Je n’avais pas suffisamment de contenu pour remplir toute la salle. Là, on en a eu plus que nécessaire.”