L’Adolescent Non-Formal Education Network a organisé une exposition jeudi et vendredi au Caudan Waterfront, Port-Louis. Le public a ainsi pu découvrir les travaux « créatifs » des élèves mais aussi l’association fondée il y a maintenant 12 ans. « Si nous existons, c’est parce que des enfants sont laissés sur le pavé », expliquent des membres de l’ANFEN.
L’exposition de l’ANFEN au Caudan Waterfront se voulait « une vitrine sur le monde ». Par l’entremise de cette démarche, l’association a mis en exergue les talents de plusieurs de ses élèves.
L’ANFEN offre une pédagogie formelle et informelle, et dispense des cours de mathématiques, d’anglais et de français, de sciences et d’informatique. Des activités extrascolaires, comme la danse et la musique, sont aussi proposées dans l’après-midi.
L’association, créée à l’initiative de l’UNICEF, accueille environ 1 100 enfants âgés de 12 à 18 ans. L’ANFEN compte 19 centres à Maurice et un à Rodrigues. Elle vient en aide aux jeunes recalés afin de leur permettre de trouver leur place dans la société. « Nous aurions préféré ne pas exister, malheureusement il y a trop de jeunes laissés sur le pavé », lance Régine Creigh, pédagogue à l’ANFEN. Et d’ajouter : « Sans ANFEN, je ne sais pas ce qu’ils deviendraient ! »
Bernard d’Argent, Project Coordinator de l’ANFEN, déclare pour sa part que « trop souvent on parle de jeunes en échec scolaire. On les stigmatise et le système les rejette. » Et à Sylvie Mayer, présidente de l’association et Project Coordinator de Mahebourg Espoir, de renchérir : « Grâce à l’ANFEN, les enfants retrouvent l’estime de soi. »
« Le taux d’échecs au CPE est toujours aussi important. Il est temps de faire quelque chose », ajoute Bernard d’Argent. L’ANFEN invite ainsi le ministère de l’Éducation et le public à se mettre en rapport avec elle en vue de venir en aide aux jeunes Mauriciens dans le besoin.