Le 4 décembre, dans l’espace Oxygène de la Swan Insurance, Yeshen Gunnoo expose ses aquarelles réalisées dans les rues de Port-Louis, et lance son livre sur la capitale. Cette vieille ville entrée dans l’ère moderne, il la peint depuis une vingtaine d’années, en posant son chevalet dans ses différents coins.
Dans le cadre de son tableau : la maison coloniale en bois de LakazA, les pierres taillées de l’église Immaculée Conception, le bâtiment en béton du Mauricien. Il a aussi inclus une femme tenant la main d’un enfant sur le trottoir et les grands arbres, dont les feuilles ont retrouvé les éclats verts en cette saison.
À l’abri sur les pavés, devant l’hôtel St-George, en face de l’ambassade de France, Yeshen Gunnoo ajoute des couleurs à ce paysage qu’il contemple depuis tôt ce matin. Il est bientôt 9h. Les employés qui passent à côté jettent un oeil rapide sur le tableau, qui prend forme au gré des coups de pinceaux. Ce coin, il le connaît très bien. Dans les années 80, il a commencé l’exploration artistique de Port-Louis à quelques pas de là, assis sur le trottoir de la rue La Poudrière.
C’est peut-être la quatrième ou la cinquième fois qu’il peint l’église Immaculée Conception. “Mais je ne l’ai jamais dessinée de la même manière. J’ai toujours trouvé un angle différent.” Chaque fois, il a trouvé quelque chose de spécial à raconter.