Les travaux de cinquante artistes mauriciens et étrangers ont été sélectionnés par l’Association pour la créativité artistique pour la l’exposition qui se tient à la galerie d’IBL à Port-Louis. Chacun à sa manière s’est exprimé sur l’écologie selon la technique de son choix, y compris la sculpture.
De l’Australie au Chili en passant par les Seychelles, l’Afrique du Sud, la France, la Tunisie, la Norvège, l’Estonie, le Brésil, le Mexique et bien entendu Maurice, les artistes se sont ralliés autour d’un même thème, l’écologie, à travers un même langage, l’art pour cette troisième exposition internationale qu’organise l’Association pour la créativité artistique (ACA). Objectif : sensibiliser la population à cette question d’actualité.
Dans cette optique, chacun a laissé libre cours à son imagination… Certains mettant en avant du matériel de recyclage, comme Gupta Lalit qui a créé des masques à partir des galons en plastique. « Face reflects a person’s inner but most of the time it is hidden with a mask which we ourselves have created », souligne l’artiste.
D’autres ont souhaité partager leur bonheur avec les visiteurs, à l’instar de Klapes Rocio du Mexique. Elle propose une acquarelle montrant un paysage. L’artsite souhaite à travers la lumière et les couleurs partager ce qu’elle a ressenti sur place en réalisant son oeuvre. « It is a holy experience between God, nature and me », dit-elle.
Lisboa Cristina du Brézil quant à elle met en avant les couleurs de la nature de son pays à travers un acrylique. Elle veut montrer qu’il est possible de vivre en harmonie avec la nature, un thème repris par des artistes locaux aussi.
La Mauricienne Marie Paule Joëlle Rosalie a souhaité à travers une aquarelle très colorée démontrer l’union de l’homme et la nature. Certains artistes lancent des messages pour sauver le monde. Rescue the world… Recycle : le titre parle de lui-même. Cet acrylique proposé par l’artiste Mexicain Berbeyer Lourdes montre un homme tenant la terre dans ses mains et des flèches signalant le recyclage. Gaïa: Red alert, est un cri lancé par le Mauricien Ombika Arvin pour sauver la planète. « There is an urgent call for help », dit-il.
À travers son tableau Free of charge, l’artiste seychelloise Christine Chetty veut sensibiliser les gens à l’utilisation des produits chimiques pour le nettoyage. Auparavant, souligne-t-elle, les femmes gagnaient leur vie en utilisant l’eau des rivières pour laver et le soleil pour faire sécher ce qu’elles ont lavé. « Living in harmony with nature is becoming a dying tradition… the sun motif is used as a symbol of hope which attempt to provide a solution free of charge obviously ! » dit-elle.
Marstein Grete de Norvège dénonce les conséquences de la pollution à Spitsbergen, un petit endroit proche du pôle nord. « An environment that is presumed pristine but where the fauna is battling due to long way transported pollution such as Quicksilver (Mercury), lead, PCB and oil spills », souligne-t-elle dans un petit texte expliquant son tableau.                                                                                                                                                   
Petzer Ilona d’Afrique du Sud évoque pour sa part l’importance de chaque espèce dans la biodiversité à travers l’image d’un vautour, oiseau qu’il faudrait à tout prix protéger. « The vulture is a leader in ecoliving. Disposing of waste and recycling », dit-elle avant d’ajouter que si les tribus l’estiment comme le symbole de la purification, lorsqu’il s’agit de la conservation, il se trouve à la fin de la liste. L’eau a aussi était un catalyseur pour des artistes mauriciens comme Reetoo Santakumar et Mandary Sharmeen.
L’exposition est ouverte tous les jours de 9 h à 17 h à la galerie IBL, rue Dr Ferrière à Port-Louis. Elle est fermée les dimanches. Elle prend fin le mercredi 21 décembre.