Mamade Kadreebux est un « explorateur photographe » qui conte ses aventures à travers ses clichés. Des civilisations anciennes aux patrimoines aujourd’hui disparus… Voilà ce que l’homme originaire de Souillac, vivant désormais aux États-Unis, nous invite depuis samedi à découvrir son exposition, présentée au conseil du village. Pour lui « la photographie c’est les regards qui se croisent. Tout existe uniquement dans le regard. C’est l’ombre et la lumière qui sont l’essence de la vie… »
« Une lettre à mon village. » Tel est le thème de l’exposition du photographe Mamade Kadreebux. La pièce maîtresse de cet événement qui dure une semaine est Green Light. Cette photographie a déjà été exposée en Californie aux États-Unis et le sera prochainement à Londres.
C’est sur une note philosophique que Mamade Kadreebux définit ce que représente pour lui la photographie. « Le photographe doit être capable de comprendre l’ombre et la lumière. C’est une recherche perpétuelle de l’instant qui devient immortel. Il devient poésie quand la lumière et l’ombre se rencontrent dans la somptueuse volupté de l’instant de grâce… »
Chaque photo est pour Mamade Kadreebux un récit de la vie, une quête, une poésie… Cet explorateur qui a vu « beaucoup de merveilles » a immortalisé chaque paysage qu’il a eu l’occasion d’admirer. Ses clichés lui permettent ainsi d’arrêter le temps afin de nous faire découvrir des cultures et patrimoines qui n’existent plus aujourd’hui.
Sa mission ? Révéler des impressions de la Terre et mettre en avant les peuples qu’il a eu le privilège de connaître. Mamade Kadreebux souhaite aussi partager un message d’unité. « Tout est uni par une certaine harmonie. J’espère porter cette conscience et la partager avec les autres… »
Le photographe a entre autres eu l’occasion d’explorer l’Arabie. Mamade Kadreebux dit avoir ainsi visité des ruines que personne n’a vues auparavant. Avec ses photos, il veut inciter les visiteurs de l’expo à mieux réfléchir sur le sens de la vie et surtout les amener à être plus unis.
Même s’il vit aujourd’hui aux États-Unis, Mamade Kadreebux n’oublie pas pour autant son village, Souillac. Il tient ainsi à remercier les habitants à travers son exposition pour tout ce qu’ils ont fait pour lui. D’ailleurs, ce sont eux qui l’ont encouragé dans ses différentes aventures.
Outre la photographie, l’homme de Souillac se passionne aussi pour la poésie et l’écriture. Et s’il fallait choisir, Mamade Kadreebux se dit incapable de le faire. « Chacune de mes passions est comme une maîtresse pour moi », dit-il avec humour. Et d’ajouter : « chacune d’elle est une rencontre du coeur et de l’âme humaine. »
S’agissant de l’avenir de la photographie, Mamade Kadreebux nous dira que cette activité « coûtera de plus en plus cher ». « Les photos classiques deviendront éphémères. Les clichés qui se classent comme une oeuvre d’art auront leur place aux côtés des peintures… »