Les parlementaires de l’opposition étaient face à la presse cet après-midi après l’expulsion du député Shakeel Mohammed et du leader de l’opposition, Arvin Boolell, ainsi que du walk-out de l’opposition.

Le leader de l’opposition affirme qu’il étudiera sérieusement la possibilité de loger une motion contre le Speaker de l’Assemblée nationale, Sooroojdev Phokeer, suite à la confrontation de ce vendredi 27 février.

« C’est du jamais vu. Un Speaker doit savoir ce qu’est la démocratie parlementaire et être à l’écoute des deux côtés de la chambre », insiste-t-il.

Pour Arvin Boolell, un Speaker de l’Assemblée nationale doit mériter le respect qu’on lui doit. « L’opposition a le droit de s’exprimer. Il faut montrer du respect aux parlementaires de l’opposition ainsi qu’à ceux du gouvernement ».

S’il y a une leçon à tirer de cette séance parlementaire, dit-il, c’est que la séparation de pouvoir est claire entre la cour et le parlement. « Ils ne peuvent se substituer de l’un et de l’autre ». Il a également remercié les autres partis de l’opposition pour leur solidarité en quittant l’Assemblée.

“Décrédibilisé

Le leader du MMM, Paul Bérenger, soutient pour sa part que « le parlement n’est jamais tombé aussi bas ». Il est d’avis que le Speaker s’est “complètement décrédibilisé”.

« Je suis triste et révolté. Combien de temps cela va-t-il durer ? Notre démocratie parlementaire est en danger. C’est un manque de respect envers notre histoire et notre parlement ».

Quant au DPM, Ivan Collendavelloo, Paul Bérenger estime que ce dernier a peur d’un recompte des votes dans sa circonscription au no 19. « S’il y a réellement un recompte et que le no 2 du gouvernement se voit renvoyer du parlement, que va-t-il se passer ? », s’interroge Paul Bérenger.

Le leader des mauves affirme être solidaire avec le leader de l’opposition après que ce dernier ait été suspendu des séances parlemantaire pour deux  »sitting ».

“A la volonté du PM” 

Pour le PMSD, le Speaker devrait être la première personne à respecter un  »standing order ». Le député Patrice Armance dénonce ainsi la façon de faire du gouvernement ainsi que du Speaker. « Nous avons été élus par le peuple afin d’assumer notre responsabilité en tant que parlementaire de l’opposition ».

Patrice Armance affirme, de plus, qu’aujourd’hui « le parlement siège selon la volonté du Premier ministre, avec sans réel agenda ».

Il a également tenu à rappeler que depuis les dernières élections, aucune  »Private Question » n’a été posée à l’Assemblée nationale.