La Trade Preferences Extension Act de 2015, texte de loi faisant notamment provision pour une extension sur dix ans (jusqu’à fin septembre 2025) de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), a reçu l’aval de Barack Obama. Le président américain a en effet apposé sa signature sur le texte de loi lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à la Maison Blanche ce lundi vers 22 h, heure de Maurice.   
S’adressant à un parterre composé de hauts officiels de l’administration américaine, dont l’United States Trade Representative Michael Froman et des membres influents du Congrès ayant joué un rôle de premier plan pour l’introduction et l’adoption du texte concernant le renouvellement de l’AGOA pour une période de dix ans, le président Obama s’est d’emblée félicité du fait que ce soit « a truly bipartisan bill signing ». Parlant spécifiquement de la Trade Preferences Extension Act, qui fait également provision pour une assistance aux travailleurs américains affectés par des traités commerciaux, il a souligné que l’AGOA a eu un « strong bipartisan support » depuis plusieurs années déjà et que ce texte de loi a permis d’ouvrir des marchés en Afrique pour les entreprises américaines tout en facilitant la tâche des entreprises africaines désirant vendre leurs produits aux Etats-Unis.
Le président américain a fait ressortir qu’il n’a pas été facile de faire approuver les textes de loi par le Congrès. « I would not be signing these bills if I was not absolutely convinced that these pieces of legislation are ultimately good for American workers.  I would not be signing them if I wasn’t convinced they’d be good for American businesses. I would not be signing them if I did not know that they will give us a competitive edge in this new economy, and that that new economy cannot be reversed. We have to embrace it », a-t-il ajouté.
Dans les milieux de l’administration américaine, on se réjouit de l’adoption du texte portant sur l’extension de l’AGOA jusqu’à 2025. « For 15 years, the African Growth and Opportunity Act has provided tangible economic benefits and opportunities to sub-Saharan Africa by helping African companies improve their competitiveness and invest in building a strong private sector », fait-on remarquer. Le texte de loi, précise-t-on, fait provision pour des mesures incitatives afin que les pays bénéficiaires puissent adopter des politiques de bonne gouvernance favorisant la croissance, la protection des droits de l’homme ainsi que les droits des travailleurs.
Le texte de loi offre à l’administration américaine le droit d’enlever, de suspendre ou de limiter les bénéfices si un des pays d’Afrique subsaharienne concernés ne se conforme pas aux critères d’éligibilité. Par ailleurs, on apprend, dans les milieux de la Mauritius Export Association (MEXA), que suite à l’adoption de la Trade Preferences Extension Act, une réflexion en profondeur sera engagée sur les voies et moyens pouvant permettre à Maurice d’en tirer le maximum d’avantages. Des discussions sont aussi prévues avec des membres du gouvernement pour arrêter des mesures stratégiques.