S’il y a un trait de caractère qui symbolise ces dernières années la Fédération mauricienne de Judo c’est bien l’absence de résultats sur la scène internationale. S’il faut reconnaître que malgré les moyens modestes et surtout des moyens financiers très limités dont dispose cette fédération, elle a su trouver les moyens pour rebondir. Mais il est un fait que les résultats n’arrivent pas. La glorieuse période des Jean-Claude Raphaël, Dolly Moutou, Marie Michèle St-Louis et Priscilla Chery est bel et bien finie. Comme dit le Premier ministre il ne sert à rien de regarder l’avenir dans le retroviseur et la FMJDA a tout intérêt à faire sienne ce motto et chercher les moyens à capitaliser sur les jeunes.
C’est justement pour cette raison que la FMJDA perd 0.5 point dans notre classement, mais reste cependant stable au niveau de son classement avec une 4e place . C’est surtout grâce aux performances de ses jeunes pousses à l’instar de Sarah Sylva, Annabelle Laprovidence, Christiane Legentil et Jonathan Charlot — ces trois derniers ont été médaillés de bronze aux Championnats d’Afrique à Tana —  que la FMJDA tire son épingle du jeu.
Cette jeune génération avait, en effet, tenu la gageure lors des Internationaux de la Réunion et de Maurice en remportant six médailles d’or dans chacun de ces compétitions. Mais là où les choses n’ont pas vraiment marché fut lors des 8es Jeux des îles aux Seychelles. Des huit médailles d’or attendues de la troupe de Joseph Mounawah trois seulement ont été au rendez-vous, avec une grosse surprise venant du jeune judoka de Rose-Hill et protégé de l’ex-championne d’Afrique, Marie-Michèle St-Louis, Jonathan Charlot.
Sa médaille d’argent avait donné de la couleur à cette équipe et laisse aussi planer de l’espoir sur toute une discipline. Reste qu’il y a tout un travail de construction voire de consolidation à faire autour de cette discipline. D’abord le président, Rashid Jhurry et son équipe sont dans l’obligation de trouver, enfin, une solution au remplacement de Joseph Mounawah. Le désire de ce dernier de quitter la scène ne peut toujours pas être comblé du fait d’une absence de soutien de qualité.
Au niveau de la gestion de la FMJDA, on notera que les choses n’ont pas changé. Même si l’adage dit on ne change pas une équipe qui gagne, la question est de savoir si cette discipline, à l’aube d’une nouvelle ère, peut encore se reposer sur une personne?
La réponse est certainement non et si la FMJDA veut s’assurer un avenir, il a tout intérêt à revoir certains de ses fondamentaux. Voire même certains de ses acquis, le geste ne pourra qu’être révélateur.