Il faut réagir face à la violence à l’école. Tel est l’avis de la Government Secondary School Teachers Union (GSSTU), qui recommande l’introduction d’un Discipline Master ainsi que la présence à plein-temps d’un psychologue dans les collèges. Le syndicat lance également un appel aux autorités pour agir concernant les clips présentant des collégiens en uniforme dans des scènes de violence.

La situation dans les collèges est devenue aujourd’hui très difficile, avance Preety Ramjuttun, présidente de la GSSTU. Elle réagit suite à la vague de violences enregistrée ces dernières semaines et où les enseignants se sont retrouvés en situation de victimes. Outre les injures et autres cas de vandalisme, où les étudiants s’en prennent aux voitures des enseignants, il y a eu, également, le récent cas d’une jeune enseignante malmenée où l’on avait même menacé de la dévêtir. Autant d’exemples, qui poussent le syndicat des enseignants à réclamer des mesures fortes.

La GSSTU réclame ainsi l’introduction d’un Discipline Master dans les collèges. Cette revendication, rappelle-t-on, date depuis longtemps et entre-temps, la situation se détériore. « Nous, enseignants, nous avons déjà nos classes et nous n’avons pas la formation, non plus, pour gérer ces situations. Un Discipline Master, avec une bonne formation, serait plus à même de faire respecter l’ordre dans l’enceinte de l’école. »

De même, dit-elle, il est important que chaque collège ait un psychologue à plein-temps pour voir s’il y a des enfants qui ont des problèmes et comment les encadrer. « Valeur du jour, nous avons des psychologues qui ont la responsabilité de plusieurs écoles à la fois. Ils ne peuvent faire le suivi comme il faut. C’est pour cela que nous sommes en faveur des psychologues à plein-temps. » Ainsi, dit-elle, un plan d’intervention peut être mis sur pied et d’autres professionnels, comme des sociologues, pourraient aussi être appelés à apporter leurs contributions.

Dans la foulée, Preety Ramjuttun dénonce la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux mettant des collégiens dans des scènes de violence. « Cela ne fait pas honneur aux jeunes, à leurs parents et à leur institution en même temps. Que cherche-t-on à montrer exactement? On profite d’une situation pour faire du sensationnalisme, alors que le problème est plus grave. »

Cette dernière se dit également étonnée que les autorités compétentes ne réagissent pas à la diffusion de toutes ces vidéos, afin de protéger les mineurs. De même, elle souhaite le renforcement des capacités des enseignants, pour les aider à gérer toutes ces situations. « Aujourd’hui, l’enseignant doit faire face à la violence des parents, à la violence des enfants… nous sommes démunis face à tout cela. » Elle rappelle également que comme tout travailleur de ce pays, les enseignants sont protégés contre la violence. « La section 54 de l’Employment Rights Act parle de Violence at Work. Les enseignants peuvent y avoir recours pour se protéger. Nous avons d’ailleurs émis une circulaire à ce sujet, afin de sensibiliser nos membres. »

La GSSTU s’est également exprimée sur la mise sur pied d’un Educator’s Council. Elle souhaite qu’un membre du syndicat y siège en permanence afin de s’assurer que les intérêts des enseignants soient préservés. « Nous espérons que cette instance ne vienne pas oppresser les enseignants. De même, nous souhaitons que ceux qui seront responsables du développement professionnel soient up-to-date. »